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 [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera

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MessageSujet: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Mar 6 Oct - 19:20

1er cours de Potions : Et ton coeur brûlera
Ouvert à tous les élèves de 1er cycle



Lundi 4 septembre, après le déjeuner.

La rentrée avait eu lieu trois jours auparavant, et Solas était ravi d’être de retour à Beauxbâtons. Entre les élèves à dorloter, les professeurs avec lesquels partager un bon verre de jus de citrouille, la bibliothèque à honorer de sa présence, la plage à arpenter en affichant un air faussement inspiré et les soirées douteuses à Roscoff (en compagnie tout aussi douteuse), il ne pouvait qu’être heureux ! Et aujourd’hui était un jour particulier : il allait donner son tout premier cours de l’année ! Il avait déjà tout prévu, et il attendait impatiemment que les élèves pénètrent dans la salle de cours baignée de lumière, espérant vivement qu’ils ne seraient pas trop assommés par le processus de digestion qui s'activait généralement après le déjeuner.

Tout en patientant, vêtu de son habituel costume moldu -actuellement noir- et les cheveux repoussés en arrière, il était debout derrière son bureau et attachait son regard à un chaudron posé devant lui. De grandes volutes de fumée nacrée s’en échappaient, chatouillant agréablement son odorat et accentuant délicatement les battements de son coeur. Il était sûr et certain que ce qu’il avait concocté allait plaire à ses petits étudiants. Eux qui adoraient fourrer leurs langues partout et lorgner leurs voisins avec de grands yeux de poisson frit, ils allaient être servis…

Les premiers élèves apparurent à l’embrasure de la porte. D’un sourire, Solas les encouragea à entrer.

« Installez-vous, n’hésitez pas ! Vous pouvez venir au premier rang, il est totalement libre ! Toi, là, qui essaie de te cacher derrière ton ami, viens montrer l’exemple à tes camarades ! » Il désigna la place située sous son nez. « Toi aussi Plume, je ne vais pas te manger ! A moins que j’aie une si mauvaise haleine que ça ? Toi, avec la cravate de travers, viens à côté de moi, tu vas servir d’exemple. »

Il laissa les élèves s’installer, puis se racla la gorge. Ça ne servait absolument à rien, mais tout le monde le faisait, dans les films, alors autant se laisser tenter par le mimétisme.
Puis il commença son discours, qu’il avait déjà tourné et retourné une bonne dizaine de fois dans sa tête, d’une voix claire et forte, non sans une pointe de fierté :

« Bienvenue en Potions ! Je suis ravi de vous revoir, vous m’avez horriblement manqué, pendant les vacances ! Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis le professeur Solas Florentin. Mais vous pouvez m’appeler Monsieur l’Eminent Professeur Florentin. Ca me ferait plaisir. » Il décocha un clin d’oeil à ses auditeurs (il n'y eut pas vraiment de rire) (la moitié de la classe semblait déjà trouver le moment barbant) (la faute à la digestion !), puis reprit son sérieux. « Nous allons donc étudier l’art des Potions, dans la joie et la bonne humeur ! Vous savez, les Potions, ce n’est pas simplement jeter des ingrédients au hasard dans son chaudron en espérant que ça fasse des bulles ! Les Potions vous permettent de vous battre, de vous protéger, de déceler le mensonge et la vérité, de modifier vos perceptions, de brouiller vos souvenirs, de vous endormir pour quelques heures ou pour l’éternité… N'est-ce pas merveilleux ? Un oeil de grenouille et une poignée de scarabées séchés mal dosés, et qui sait quelles catastrophes vous allez créer ? Mais heureusement, vous avez un excellent professeur pour vous guider ! »

Il se tut, attendant que quelqu'un hurle “OUI, VOUS, MONSIEUR !!”, et fut déçu en constatant que rien ne venait. Ah, les adolescents, tous des ingrats ! Ils préféraient se rincer l’oeil sur les boutons de chemise de leur voisin(e), plutôt que de prêter attention aux sages paroles de leur sage professeur ! Il se tourna donc vers le/la pauvre élève auquel il avait ordonné de rester debout à côté de lui, et il l’enveloppa d’un sourire chaleureux.

« Mais avant de commencer, j’aimerais vous connaître un peu plus ! Même ceux que j’ai eus l’année dernière ! Vous allez tous passer un par un devant vos camarades et dire distinctement votre nom, votre prénom, votre âge, ce que vous voulez faire plus tard, ce que vous avez envie d’étudier en potions, et tout ce qu'il vous semble essentiel de nous faire part ! Puis vous viendrez par ici, près de ce chaudron, et vous me direz ce que vous évoque son parfum. Si vous avez envie de gagner quelques points, vous pourrez essayer de deviner ce dont il s’agit, et ce que nous allons étudier aujourd’hui. C’est parti ! A toi de commencer. »

Et il s’assit, attendant que les élèves obtempèrent. Il avait hâte de voir ce que ça allait donner !

***

Indications Hors-Jeu

Alors cette première partie est assez simple, et ne nécessite pas de lancer les dés : vous devez simplement présenter votre personnage et répondre à la question postée par Solas. Petit indice, pour que vous compreniez ce qu’il y a dans ce chaudron : le parfum qui en émane est celui de quelque chose que votre personnage aime tout particulièrement ! Quant à savoir si votre personnage a déjà entendu parler d’une telle mixture, je vous laisse le soin de le déterminer, en fonction de ses connaissances et de son niveau en Potions !

Il n’y a pas d’ordre précis à respecter. L’élève auquel Solas a demandé de rester debout près de lui peut être n’importe qui !

La partie pratique arrivera par la suite.

A vous :3:

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Solas
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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Mer 7 Oct - 16:22

    Irwin était perdu. Ce midi-là, le premier midi qu’il passait à Beauxbâtons depuis que les cours avaient débutés, l’étudiant s’était tassé, seul, à l’extrémité de la longue table réservée aux étudiants de la Maison de l’Eau, en pleine réflexion.

    Concrètement : à quoi la magie pouvait-elle bien servir ?! Il avait, ce matin, commencé à étudier les enchantements ainsi que la métamorphose. La métamorphose était, à priori, l’art de changer un objet en un autre. Mais … POURQUOI ?! À quoi cela était utile ? Il avait, durant le cours, clairement dévisagé son enseignant, à tel point que celui-ci lui avait demandé si tout allait bien. Le jeune homme avait baragouiné que oui, oui, tout allait bien, alors que non : non, rien allait ! Qu’est-ce qu’il fichait là, nom d’un chien ?! Il n’avait pas la moindre once de magie en lui, c’était évident ! Qu’est-ce qu’on venait l’embêter avec la métamorphose ?!

    Il était sorti de cours hagard, avec l’envie d’aller se rouler en boule sous sa couette et d’oublier. Franchement ! Tout ceci était ridicule. Il n’avait pas le choix, cependant, aussi le jeune garçon avait été mangé – et s’était tâché avec la vinaigrette. Rapidement, Irwin avait dénoué sa cravate pour la nettoyer, termina son repas avant de renouer sa cravate – de travers.
    Un petit peu avant l’heure du début des cours, le petit bleu avait grimpé les escaliers quatre à quatre jusqu’au second étage, où il devait assister à son premier cours de potion. Arrivé devant la salle de cours, le garçon croisa les doigts : pour une fois, espérons que ça se passe bien ! Du moins toujours un petit peu plus que les cours du matin …

    La salle était encore pratiquement déserte : il était en avance, comme bien souvent. Irwin balbutia un vague bonjour au professeur avant de bien vite baisser la tête, rouge comme une tomate.
    Le cours de potion l’inquiétait un petit peu moins que les autres. Il avait vaguement – très vaguement – parcouru l’ouvrage de cours dédié à l’étude des potions durant la fin du mois d’aout et le peu qu’il en avait retenu l’avait intéressé. A chaud, le garçon ne voyait pas non plus à quoi ça pouvait servir. Peut-être à administrer des soins ? Mais pour cela, n’y avait-il pas les médicaments ? Non, décidemment, il n’était pas en phase avec cet univers, il ne voyait pas où les sorciers vouaient en venir.
    Et puis, très rapidement, les élèves furent tous installés dans la petite salle, le professeur les replaça … et demanda à Irwin de venir se placer à côté de lui ? Quoi, lui, un exemple ? Maman … Le jeune garçon grimaça, rougit, tenta de balbutier quelques mots … et finit par venir se placer à côté de son professeur, la mort dans l’âme.
    Le professeur Florentin se présenta – et présenta surtout l’intérêt de son cours et les cas concrets auxquels les potions pouvaient s’appliquer. Se battre ? Déceler le mensonge et la vérité ?  S’endormir ? Brouiller … Hein ? A quoi bon brouiller ses propres perceptions ? Il fronça les sourcils, secoua la tête et reporta son attention sur les paroles du professeur Florentin … même si la suite ne lui disait rien. Quoi, venir se présenter ? Prendre la parole devant tout le monde ? Il devait commencer ?! Allons bon ! Finalement, les potions ne se présentaient peut être pas si bien que cela.

    Il avança d’un petit pas, posant au passage un regard curieux sur ce grand chaudron qui sentait divinement bon, se prit le pied gauche dans le pied droit et fit de son mieux pour ne pas tomber la tête la première dans ledit chaudron. Encore un petit peu plus rouge qu’avant, Irwin prit la parole d’une toute petite voix.

    « Je … je m’appelle Irwin Rossignol. J’ai quinze ans … » Mon dieu, il n’aimait tellement pas ce genre de situation ! Le garçon balbutia – et puis son débit de parole s’accéléra à vitesse grand V. « je-sais-pas-ce-que-jveux-faire-plus-tard-et-jveux-comprendre-à-quoi-ça-sert-de-brouiller-ses-propres-perceptions ! » Respire, Irwin. Et retourne à côté du chaudron, au lieu de rester planté là ! Le garçon recula, manqua une nouvelle fois de tomber, failli se rattraper au chaudron avant d’aviser les volutes de fumé qui en émanait. Mauvaise idée. Il préféra se rattraper à la manche du professeur Florentin avant de bien vite aller se poster à côté du chaudron.
    Qu’est-ce que c’était ? Un instant, Irwin se perdit dans la contemplation du liquide nacré, humant de bons effluves de pain, d’embruns marins et de la crème de caramel qu’il étalait sur ses tartines, à la maison. Il fronça les sourcils. Qu’est-ce que … Irwin secoua la tête. Il verrait bien !

    « Je sens l’odeur du pain, de la mer et de la crème de caramel. C’est … un genre de parfum ? »

    Il fronça les sourcils, curieux malgré lui, avant de retourner se poster à côté de son professeur. A moins que son rôle d’exemple ne soit terminé ? Ça ne le dérangeait pas, hein !

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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Mer 7 Oct - 22:06

    Cette première matinée avait été très très longue pour Mia. La Métamorphose, quoique totalement inutile à ses yeux, s’était plutôt bien passé. Ce sont les deux heures de Sortilèges derrière qui l’avaient achevée. Qui était le tortionnaire qui faisait les emplois du temps ? Qui était le monstre qui trouvait drôle de leurs faire subir ça ? Quatre heures à faire des moulinets de baquettes dans le vide ! Et pour quoi ? Je vous le demande ! Pour transformer des chaussures en table et du riz en paillettes !

    Fort heureusement, la journée se terminait par un cours de potions qu’elle attendait avec impatience depuis qu’elle avait reçu sa lettre. Parce que les potions, ça avait l’air vachement marrant. Mélanger des trucs avec des bidules, couper des machins, presser des choses…bref, c’était un peu comme faire des cookies ! C’est donc avec entrain que Mia entra dans la salle de classe, suivant docilement ses camarades. Après un regard entendu, Adriel et elle se mirent directement au premier rang : la vue y serait parfaite. La vue sur le tableau, bien sûr. Hum.
    Tout sourire, elle fit un petit coucou de la main à Irwin qui était planté à côté du professeur Florentin. Elle écouta ce dernier qui commençait à présenter son cours et se demanda s’il était sérieux au sujet de ce nom – l’Eminent Professeur Florentin. C’était un peu too much, mais si ça lui faisait plaisir, il fallait peut-être l’envisager ? Elle aimait bien sa philosophie de vie ! La joie et la bonne humeur, ça résonnait en elle.  

    Ce qui résonnait beaucoup moins, c’était cette étrange potion qui fumait devant eux. Ça sentait le pain ? Dans quel genre de potion mettait-on de la crème de caramel ? L’eau de mer encore, pourquoi pas, ça pouvait donner un petit goût sympa, comme quand on sale l’eau des pâtes. Mia observait les élèves tenter leur chance après Irwin, pas tellement pressée de se retrouver là-haut, à renifler la marmite. Un certain Rupert-Quelque-Chose, qui se la racontait un peu trop au goût de la demoiselle, se prêta à son tour au jeu. Il lui sembla le reconnaitre. Un type de sa maison, qu’elle avait vu dans la salle commune et qui faisait des remarques déplacées sur la longueur des jupes des filles. Elle laissa passer encore une élève, avant de se porter volontaire à son tour. Aller, un peu de courage ma fille !

    Elle se leva et avança jusqu’au chaudron, tout à coup beaucoup moins sûre d’elle. Si à l’extérieur elle avait l’air de partir en croisade, à l’intérieur il fallait que se répète en boucle de respirer par le ventre. Voire de respirer tout court. Quand elle fut à sa place, les pieds bien ancrés dans le sol – oui, Mia pratiquait couramment le yoga –, elle fixa son regard sur Adriel. Au moins, c’était un visage familier et rassurant.

    « Bonjour ! Je m’appelle Mia Loizeau. J’ai quinze ans et je viens de Nice. » J’aime les balades à cheval sur la plage Mince. Qu’est-ce qu’elle devait dire d’autre déjà ? « Et euh… je voudrais être dresseuse d’Hippogriffes plus tard. Ou botaniste. Je sais pas... Je sais pas non plus ce que j’attends du cours de potions à vrai dire ? Elle est un peu bizarre votre question…. » Elle lança un regard paniqué à son professeur, lui signifiant bien – au cas où il n’ait pas compris – qu’elle était totalement paumée. Bien. « Et je suis allergique aux crevettes, aussi. » Information capitale, lui semblait-il. « Ça me fait gonfler comme un ballon et je risque de m’étouffer avec ma langue. »

    Mia quitta enfin le pauvre M. Florentin des yeux pour se concentrer de nouveau sur le chaudron. Elle s’en approcha un peu plus, mis son nez au-dessus, repoussant ses cheveux en arrière pour éviter toute catastrophe. Elle inspira profondément.

    « Hum…ça sent….le monoï, la confiture de fraise et le café. »

    Ça lui rappelait le petit déjeuné en famille et les journées plages.

    « Est-ce que ça sert à évoquer des souvenirs ? »

    Un peu perplexe, Mia retourna s’asseoir à sa place pour laisser passer les autres. Non sans se prendre les pieds dans un sac et manquer de s'étaler dans l'allée.

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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Jeu 8 Oct - 18:42

Adriel se retint de pouffer tout le temps où passa Mia. Il du même se plaquer la main sur la bouche pour ne pas éclater de rire lorsqu’elle mentionna son allergie aux crevettes. Il la retint de justesse lorsqu’elle manqua s’étaler de tout son long dans l’allée et lui fit un clin d’œil complice avant de reporter son attention sur le professeur.
Mmh, rester concentré dans ce cours allait être difficile. Monsieur Florentin allait devoir arrêter de porter des chemises aux boutons qui semblaient trembler sous la pression, et des pantalons qui épousaient aussi bien la courbure de ses fesses. Et de sourire ainsi. C’était vraiment trop craquant.

« Vas-y ! » le poussa Mia en lui donnant un coup de coude dans les côtes.

Adriel secoua la tête :

« Non désolé. Je ne suis pas si pressé que ça de m’entortiller les jambes et de finir par renverser ce chaudron. Ce qui s’est passé à la soirée de répartition m’a suffi. »

Il vit Mia lever les yeux au ciel, un sourire moqueur affiché sur ses lèvres.
Pourtant, il était curieux de tester l’odeur de la mixture. Comment cela se faisait-il que personne ne sentait la même chose ? C’était profondément troublant. Chaque personne qui passait annonçait des odeurs différentes ! C’est le retour de la robe bleue et dorée.
Adriel appréciait l’académie encore plus qu’il ne se l’était imaginé. Les premiers cours étaient absolument fascinants ! En revanche, il s’inquiétait de son manque de talent inné pour la magie. La matin même, en cours de Métamorphose, il avait tout de même espéré réussir du premier coup. Mais cela avait un échec cuisant, et il avait passé le déjeuner à se morfondre sur la nourriture.
S’il y avait bien quelque chose qu’Adriel appréciait à l’Académie, c’était la délicieuse nourriture à laquelle ils avaient droit. Depuis qu’il était arrivé, Adriel se gavait de crêpes au caramel beurre salé le matin comme s’il n’en avait jamais mangé de sa vie. A ce rythme, il allait enfler comme un ballon, et pourrait bientôt servir de Cognard à l’équipe de Quidditch.
Enfin, il se décida à aller se présenter devant la classe et humer la potion mystérieuse. S’il restait ainsi, il allait finir par dormir debout – c’est qu’il aurait bien aimé faire une sieste après avoir autant mangé ! Tandis qu’il avançait, il prit bien soin de surveiller en même où il posait ses pieds, et des personnes qui se trouvaient autour de lui. Une fois arrivé sans encombre, il vit que tout le monde le regardait, et certains avaient un petit sourire moqueur. Certainement le reconnaissaient-ils, comment oublier le débile qui est tombé dans la fontaine ?
Il se racla la gorge, ses doigts tapotant nerveusement sa cuisse comme un clavier de piano. Il puisa son courage en Mia, qui l’encourageait avec ses pouces levés en l’air. Il afficha ensuite un grand sourire qu’il voulut chaleureux, mais qui était sans doute aussi un peu nerveux.

« Bonjour tout le monde ! Je m’appelle Adriel de Beaufort, j’ai quinze ans… Plus tard j’aimerais… euh… »


Le cœur d’Adriel rata un battement. Il n’avait jamais raconté son rêve à personne, à part sa famille et Mia. Il déglutit et prit son courage à deux mains, ne quittant toujours pas son sourire :

« J’aimerais être Auror. Et euh… »

Il essuya quelques rires dont il ne se rendit pas vraiment compte, trop occupé à paniquer parce qu’il avait oublié la troisième question du professeur. C’était en rapport avec les potions, n’est-ce pas ? Évidemment, dans un cours de potions… Mais rien à faire, elle ne lui revenait pas en mémoire.
Il se retourna vers le chaudron – prenant soin d’admirer le professeur et sa magnificence. Il n’avait pas besoin d’être doué en divination pour savoir qu’il allait passer son semestre à baver devant lui au premier rang. Avec appréhension, il se pencha par-dessus la volute de fumée, et renifla discrètement.
La multitude de fragrances le détendit immédiatement. Certaines lui rappelaient son enfance.

« Je sens… de la menthe, du réglisse et… du caramel. »

Ses yeux papillonnèrent encore quelques secondes, et il céda sa place à quelqu’un d’autre, tâchant de se concentrer sur sa démarche. Jambe gauche, jambe droite, jambe gauche… attention, léger virage à droite… ATTENTION AU SAC !
Adriel savait qu’il y avait ce sac pourtant. Mia  s’était embourbée dedans. Mais il l’avait déjà oublié. Et puis franchement, quelle idée de mettre un sac en plein milieu du passage ? QUI EST LE DÉBILE DE PROPRIÉTAIRE DE CE STUPIDE SAC ?
Adriel tangua sévèrement, essaya de se rattraper à une table, et parvint brillamment à atterrir avec dureté sur son arrière-train.
Dommage. Il avait pourtant réussi à ne pas renverser le chaudron par terre.

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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Lun 19 Oct - 22:38

Plume essayait désespérément de disparaître sous son pupitre, la gorge nouée et les joues brûlantes. Elle ne voulait pas, mais alors pas DU TOUT se présenter devant ses camarades. D’abord, qu’est-ce que ça pouvait leur faire, de connaître son nom, son prénom, ses goûts en matière de potions et ses aspirations professionnelles ? Ils ne voulaient pas non plus connaître la taille et la couleur de on soutien-gorge ???
Ce prof n’était qu’un gros pervers vicieux, elle en était sûre.

Appréhendant le moment où ce serait son tour, elle observa l’élève de la Maison de l’Eau qui avait été retenu par Florentin bégayer sous le feu des regards de ses camarades, et eut un élan de compassion à son égard. Comme elle comprenait sa gêne, ses rougissements et son air perdu ! Elle eut soudainement envie de le serrer dans ses bras et de lui offrir un gâteau. Et de lui dire que tout allait bien se passer, et que personne ne le dévorerait tout cru. Que voulez-vous, entre empotés, on s’entraide ! Le pauvre garçon faillit tomber dans le chaudron, mais se rattrapa au dernier moment à la manche du professeur. Le pauvre, Plume était vraiment désolée pour lui. Elle vit du coin de l’oeil le professeur Florentin se marrer, et tapoter affectueusement l’épaule du garçon.

« Fais attention à ne pas tomber, Irwin ! » lança-t-il gaiement. « On ne sait jamais, tu pourrais dégringoler dans un chaudron rempli d’acide, et te transformer en bouillie humaine… Et on sera tous bien embêtés ! »

Plume grimaça en entendant ces paroles.
La prochaine à se présenter fut une drôle de fille aux cheveux roux, qui semblait déjà plus à l’aise que le précédent. Le professeur Florentin lui décocha d’ailleurs un clin d’oeil, visiblement ravi de sa bonne humeur, et l’écouta attentivement.
L’intérêt de Plume grimpa d’un cran lorsque la fille -Mia, si elle avait bien compris- affirma vouloir devenir dresseuse d’hippogriffes. Ça, c’était un beau projet d’avenir. La fille de l’Air ne pouvait que l’approuver vigoureusement. Ca dépotait quand même bien plus qu’Auror !

« Merci, Mia. Vous avez bien entendu, les enfants : pas de crevettes pour la demoiselle ! N’oublie pas de respirer quand tu parles, mistinguette, ça peut toujours servir ! Au suivant ! »

Tiens, l’un des élèves qui suivit voulait justement être Auror. Il semblait nerveux, lui aussi. Lorsqu’il repartit, Plume vit que son sac de cours était en plein dans son chemin. Lui-même ne semblait pas l’avoir vu, et engloutissait gaiement les derniers centimètres qui le séparaient de l’impact, inconscient du drame qui était sur le point de se dérouler. Ooooh god. Plume aurait bien voulu l’avertir, lui sommer de prendre garde, mais seul un gargouillis inaudible s’échappa de ses lèvres, s’écrasant dans le vide sans atteindre sa cible.
Elle sursauta lorsque le choc eut lieu, et s’empressa de faire mine d’être absorbée par la contemplation de son pupitre. Hm, intéressant, quelqu’un y avait gravé un… une… euh… qu’est-ce que c’était que ce… 

« Ça va, jeune homme ? Rien de cassé ? » s’enquit le professeur en aidant le garçon à se redresser d’une poigne ferme, avant de l’épousseter avec la délicatesse d’un troll des montagnes. « Mademoiselle Carax, range donc ce sac sous ton pupitre, au lieu d’essayer d’envoyer tes petits camarades à l’infirmerie dès le premier jour de cours. Si tu as besoin d’une potion contre les bleus, Adriel, n’hésite pas, j’en donnerai une à ton petit camarade -il désigna Irwin- pour qu’il t’aide à en mettre... » Quelques rires fusèrent ça et là. Plume leva les yeux au ciel. « A toi, jeune fille ! » lança ensuite le professeur. Elle mit quelques instants à réaliser qu’il parlait d’elle, et qu’il la fixait d’un regard pétillant.

Ciel. Doucement, espérant secrètement que quelque chose interromprait le cours et lui permettrait d’échapper à la torture (oui, rien que ça), Plume se redressa et se planta face à ses camarades. Tous ces yeux qui la transperçaient comme des poignards la mettaient mal à l’aise. La bouche sèche et le coeur battant la chamade, elle lança, très vite, le plus vite possible, afin d’être débarrassée de cette corvée : « Moi c’est Plume Carax j’ai seize ans je veux être dompteuse de créatures magiques je veux étudier les potions qui permettent de donner confiance en soi j’ai une soeur et un demi-frère et une cousine et un hibou et voilà. » Un grand silence accueillit ses propos. Elle se tourna vers le chaudron qui trônait toujours devant le prof et en inspira les effluves. « Ça sent les écuries et les bonbons qu'on adore manger avec Arya et l’odeur de… de… » Elle connaissait ce parfum… Elle ne le connaissait que trop bien. Et elle devina instinctivement qu’il serait préférable pour elle de le taire. « De gâteaux au citron » mentit-elle. « Je peux y aller maintenant ? » Et sans attendre de réponse, elle se jeta sur son siège et tenta de dissimuler son visage brûlant derrière ses mains. Sans oser ajouter qu'elle savait ce qu'il y avait dans de fichu chaudron.

Pitié, qu'ils n'étudient pas ce à quoi elle pensait ! Elle connaissait les méthodes du professeur, et commençait à sentir l'appréhension la gagner.

***

La suite du cours arrive bientôt ! Merci à tous les trois pour vos réponses :3:

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Plume
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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Dim 25 Oct - 18:58

Premier cours de potions... Si il y avait des cours dont l’appellation avait pu à un moment intriguer Caroline, ce n'était vraiment pas le cas du cours de potions. C'est même limite si ce nom ne l'avait pas fait rire : potions magiques, bonjour le stéréotype ! Et pourquoi pas balais de sorcière et chat noir tant qu'on y était ? Eh non, la petite nouvelle n'a pas encore eu de cours de vol ni rencontré Gribouille. Elle ne sait pas à quoi s'attendre la pauvre !
Enfin, pour revenir au cours de ce matin, c'est donc avec une motivation négative que Caroline s'y rendait. Les deux cours qu'elle avait suivi dans la matinée avaient été des catastrophes pour la jeune scientifique et maintenant c'était l'heure de la blague. Une blague qui commença par une présentation on ne peut plus farfelue de leur professeur. "Monsieur l'éminent professeur", il se prenait pour qui lui ?! Même Albert Einstein n'aurait jamais osé réclamé un titre aussi pompeux alors que sa contribution au progrès de l'humanité était sans doute bien plus importante que celle du guignol à la coupe de cheveux d'acteur hollywoodien présent devant la classe. Et puis franchement, qui pourrait nier que bidouiller des atomes c'est quand même vachement plus classe que de mélanger des yeux de grenouilles et des scarabées séchés ?

Des yeux de grenouilles et des scarabées séchés ? BEURK ! Ne put s'empêcher de penser Caroline.

Le cours ne commençait vraiment pas de la meilleure des manières, et en plus voilà que monsieur l'éminent guignol demandait à ses élèves une participation... Et impossible d'y couper, elle allait devoir aller mettre son nez au dessus de sa fichue potion et dire ce qu'elle sentait. C'était un cours ou un jeu ? En plus, elle n'avait vraiment pas envie d'aller découvrir à quoi ressemblait l'odeur des yeux de grenouille et des scarabées séchés. De ce fait, Caroline ne se précipita pas parmi les premiers pour participer à l'exercice. Elle eut donc la chance d'entendre les remarques, surement censées être humoristiques, de son professeur sur le passage de ses camarades. Le guignol n'était même pas drôle !
Franchement, qui ça amuse d'imaginer Irwin tomber dans un chaudron d'acide et se dissoudre ? Surtout que toute personne s'y connaissant un minimum en réactions chimique sait très bien qu'il n'existe pas d'acide assez fort pour dissoudre un corps humain instantanément ! Même l'acide fluoroantimonique, le superacide le plus fort connu ne causerait que d'importantes brûlures à la peau de celui qui aurait le malheur de tomber dans une cuve de celui-ci. Alors si on veut voir quelque chose de drôle, il vaudrait mieux que quelqu'un tombe dans un chaudron rempli d'une substance basique : sur le coup, la personne ne sentirait rien et ne s'affolerait pas... jusqu'à ce que le produit ait pénétré bien profondément dans son organisme et crée des réactions avec les composants acides du corps humain, sans qu'on puisse l’arrêter en se rinçant simplement comme avec de l'acide... Une souffrance invisible et impossible à stopper : Oui, ça c'est plus rigolo ! Mais pas sur Irwin, il est gentil Irwin, c'est son partenaire de sortilèges et enchantements !
Mais trêve de plaisanterie, revenons au cours et à ce chaudron devant lesquels les élèves défilent après s'être présentés. Des présentations qui avaient déjà eues lieues deux fois dans la matinée : est ce que ce manèges allait continuer à chaque nouveau cours ? Caroline se serait crue revenue en sixième... Si cela continuait, ils allaient bientôt devoir mettre des pancartes avec leur nom devant eux pendant les cours !

Les élèves qui sentaient le chaudron avaient tous des réponses plus incompréhensibles les unes que les autres. Aucun ne semblait sentir la même chose, à part le caramel qui était revenu deux fois. Mais Caroline n'eut pas vraiment le temps de réfléchir à la question plus longtemps : c'était à son tour d'aller répondre aux questions du professeur. Elle se leva donc de son siège au deuxième rang pour se diriger vers l'estrade à l'avant de la salle et pris la parole d'une voix claire et assurée, la voix d'une jeune fille habituée à réaliser des présentations parfaites en classe.

- Je m'appelle Caroline Barthélémy, j'ai 15 ans et je voudrais devenir ingénieure en aéronautique... Ou physicienne, le choix est difficile pour moi. Du coup je n'attends pas grand chose de ce cours qui, à mon humble avis, ne me sera d'aucune aide dans la réalisation de cet objectif.

Une fois de plus Caroline avait été franche, trop franche sûrement, cela risquait de lui attirer des problèmes, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher, c'était plus fort qu'elle.
Elle se dirigea ensuit d'un pas bien moins assuré vers le chaudron qu'elle n'avait absolument pas envie de sentir et prit sur elle pour tout de même obéir au professeur. L'odeur était bizarre...

- Je sens un espèce de mélange bizarre... Du chocolat chaud, de la raclette et du kerozen. Je n'ai aucune idée de ce que ça peut être mais je suppose que si chacun sent quelque chose d'autre, cela doit être du à la présence d'un psychotrope qui introduit une toxine dans notre cortex préfrontal et vient troubler les connexions synaptiques responsable de notre attribution des odeurs. Et cela sert surement à masquer l'odeur des yeux de grenouille en putréfaction et des scarabées séchés...

Oui, la petite rousse fait une fixation sur les yeux de grenouilles et les scarabées séchés. Mais faut avouer que c'est pas courant de rencontrer ces "ingrédients" dans une vie de moldue !
Une fois sa réponse donnée, Caroline retourna à sa place et reprit la parole une dernière fois juste avant de s’asseoir.

- Et pour revenir une seconde sur votre allusion aux chaudrons remplis d'acide juste avant, je vous conseillerais d'éviter. Ces chaudrons n'ont clairement pas été galvanisés et à moins que votre acide ce soit de l'eau de mer, l'étain ne résistera pas très longtemps à la corrosion.

Oups... c'est sorti tout seul !

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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Lun 26 Oct - 0:00

Il rêvait, ou tout le monde se jetait joyeusement contre le sac posé au beau milieu du chemin, manquant à chaque fois de se fracasser le crâne contre un chaudron ? S’étaient-ils tous passés le mot ? Ou étaient-ils tous complètement empotés ? Aah, ces petits élèves de 1er cycle ! Solas avait une folle envie de les serrer dans les bras, de leur ébouriffer les cheveux et de leur coller une retenue pour leur apprendre à mettre un pied devant l’autre. Aah, heureusement qu’il les aimait bien, ces petits bébés aux grands yeux farouches !

Irwin ouvrit le bal en beauté, pataugeant dans sa timidité. Puis il y eut Mia, adorable élève du Feu aux cheveux assortis à son uniforme, dont la bonne humeur mêlée de gêne le fit sourire. Il y a d’autres élèves encore, parmi lesquelles une sorte de grande asperge à l’air sympathique. Solas fronça les sourcils en entendant quelques élèves ricaner lorsqu’il affirma vouloir être Auror, et leur fit les gros yeux (ceux qui signifiaient « j’ai une fiole de poison dans la poche, alors méfiez-vous, les choupinous, et arrêtez de vous moquer de votre camarade »). Il gratifia tout ce beau monde de joyeuses remarques énumérées dans le post ci-dessus (vous connaissez la joueuse qui utilise deux personnages pour une seule et même action ?), et haussa légèrement les sourcils lorsqu’une nouvelle fille aux cheveux roux prit place. Une future ingénieure / physicienne ? Qui estimait que son cours ne servait à rien ? Ça sentait à pleins nez la fille de Moldus arrachée à son monde et complètement paumée, ça ! Du coin de l’oeil, il vit Plume s’esclaffer lorsque la rouquine eut fini son petit discours, ravie d’avoir vu son professeur se faire rabattre le caquet par une ado de quinze ans. Faîtes des enfants, qu’ils disaient…

« Merci, mademoiselle Barthélémy. Je pense que tous tes camarades te remercient intérieurement d’avoir osé remettre en question l’utilité de ce cours et espèrent secrètement que j’en prendrai note et vous permettrai à tous d’en être dispensés pour l’année à venir. Malheureusement, toi et les autres élèves devront encore nous supporter, les potions et moi, pendant toute l'année, et pendant les suivantes ! Tu seras néanmoins ravie d’apprendre que ces chaudrons sont renforcés à l’aide de sortilèges, et qu’ils ne risquent pas de fondre, quoi que vous mettiez dedans. La magie peut être utile, tu verras ! »

Lorsque tout le monde fut passé, il déplia ses jambes et revint se placer devant les regards vitreux ou brillants (selon les cas) de ses élèves.

« Merci à tous de vous être prêtés au jeu ! Et navré que tu aies failli perdre un os au passage, Adriel ! » Il se tourna vers Caroline. « Inutile de protester en me disant qu’il risquait seulement de se faire un bleu ou de s’écorcher le genou ou je ne sais quoi, toi ! » Il lui décocha un clin d’oeil pour lui signifier qu'il la taquinait. Il valait mieux prévenir que guérir, hein ! « Je sais que vous détestez ce genre d’exercice, mais je vous assure que savoir s’exprimer à l’oral est un atout considérable. Et nous avons tous été ravis d’apprendre à vous connaître ! Et pour répondre à ta question, monsieur Rossignol, brouiller tes perceptions pourrait te permettre d’entendre ce que ta camarade ci-dessous est en train de chuchoter à son ami sans même avoir besoin de tendre l’oreille, ou de pouvoir voir à tes kilomètres à la rondd sans le moindre effort. Des yeux et des oreilles de chat ne te plairaient pas ? »

Ce serait un comble, pour un élève au nom d’oiseau. Enfin ça, Solas ne le dit pas. Il aimait taquiner les élèves, mais se moquer de leurs noms de famille n’était pas vraiment dans ses habitudes.
Il se rapprocha du chaudron dont il avait demandé aux élèves de sentir les effluves, et inspira à pleins poumons les pans de fumée qui continuaient de s’en échapper et de se déployer en vapeur nacrée dans l’atmosphère. Diverses odeurs s’y mêlaient, rappelant à son esprit diverses sensations ô combien oubliées, mais ô combien aimées.

« Il n’y aucun oeil de scarabée là-dedans, mademoiselle la future ingénieure en aéronautique. Et aucun psychotrope. Je ne suis pas encore devenu cinglé au point de vouloir droguer mes élèves. » Oui, enfin attendez voir la suite… « Mais je te remercie vivement d'avoir essayé. Quant à toi, mademoiselle Mia Loizau, tu n’as pas tort, en demandant si cette potion sert à évoquer des souvenirs. Elle sait puiser dans vos expériences, dans votre vécu, pour mieux vous monter au cerveau. N’avez-vous pas remarqué quelque chose en commun, dans ce que vous avez senti ? »

Un silence s’installa. Au premier rang, Plume s’agita, mais ne leva pas la main.

« Des sucreries, des gâteaux, la mer, le café… tout ceci sont des parfums que vous aimez. Et pour cause. Ceci est de l’Amortentia. » Quelques élèves écarquillèrent les yeux, ne sachant visiblement pas quelle langue parlait Solas. Amor-quoi ??? huraient leurs yeux arrondis par la stupéfaction. Le professeur esquissa un sourire. Ses grands yeux bruns pétillaient comme des feux d’artifice. « Aujourd’hui, les enfants, nous allons nous pencher sur un art très controversé, avec lequel vous devrez être très prudent ! Car aujourd’hui, je vais vous apprendre à mettre dans une fiole le plus beau, le plus pur des sentiments. » Ses mains caressèrent le bord du chaudron. Froid, si froid, et contenant une substance capable d’incendier les estomacs et les coeurs… « Aujourd’hui, nous étudierons les philtres d’amour. » Quelques glapissements retentirent ça et là, ponctuant son annonce. Certains semblèrent beaucoup plus intéressés et cessèrent enfin d’observer leurs chaussures d’un air renfrogné, mais d’autres adoptèrent un air anxieux. « Bien que ceux-ci ne puissent pas créer à la perfection de sentiment : jamais la moindre potion ne pourra créer un lien aussi fort que celui existant entre deux personnes véritablement amoureuses. L’Amortentia est le plus puissant des philtres d’amour. Une seule goutte innocemment versée dans votre breizh cola, et je pourrai vous rendre complètement fous de moi (même toi, là, qui me fixes d’un air complètement incrédule). Ce qui irait quelque peu à l’encontre du code de déontologie que je me dois de respecter. Mais rassurez-vous, je ne vous ferai pas boire de l’Amortentia, et je ne vous demanderai pas d’en préparer. Il vous faudrait des années d’entraînement pour parvenir à réussir ce philtre, et nous n’avons que quelques heures devant nous, aussi nous contenterons-nous de confectionner des philtres d’amours mineurs. Vous n’arrivez pas à convaincre quelqu'un de vous suivre jusqu’en enfer, avec ça, mais vous pourrez tout de même lui procurer quelques papillons dans l’estomac. »

Il s’éloigna du chaudron et tapota sur le tableau qui dominait la salle de cours à l’aide sa baguette. Des inscriptions apparurent en caractères élégants et suffisamment gros pour être lisibles du fond de la classe.

« Vous pouvez vous mettre avec un camarade, si vous avez du mal ! Ou le faire tout seul, si vous êtes asocial, je ne suis pas là pour vous juger. Et quand vous aurez terminé, ne vous enfuyez pas tout de suite ! Nous aurons une dernière chose à faire ! »

Des protestations vrombirent au fond de la salle, se mêlant au bruit des chaudrons que l’on posait sur la paillasse, des baguettes que l’on sortait de leurs étuis et des alambics que l’on maniait avec plus ou moins de délicatesse. Solas les ignora et commença à arpenter la salle, prêt à aider ceux qui rencontraient quelques difficultés avec leurs préparations, restant particulièrement dans le coin où se trouvait Caroline Barthélémy pour surveiller qu’elle se prêtait bien à l’exercice. La plupart des élèves avait l’air motivés. Il espérait qu’ils le seraient toujours pour la dernière partie du cours… Hinhinhin.

***

La partie pratique commence donc ! Elle se passera en deux temps : tout d’abord, les élèves devront préparer un philtre d’amour mineur. Les instructions se trouvent ci-dessous. Pour savoir si votre philtre est réussi, vous devrez tirer un dé et vous reporter aux résultats également exposés ci-dessous. Lorsque tout le monde aura préparé sa potion, la dernière partie du cours arrivera !
Vous pouvez faire des binômes, auquel cas chacun préparera la moitié de la potion et lancera un dé. Pour connaître le résultat final de la potion, il faudra faire une moyenne des 2 résultats. Par exemple, si le 1er a un D et le 2ème un A, le résultat sera P. Si le 1er a un P et le 2ème un A, retenez le score le plus fort, c’est à dire un A. (en cas de doute, MP-moi xD)
Vu que vous êtes en nombre impair, c’est tout à fait possible de faire la moitié de la potion et de demander à Solas de vous faire l’autre moitié, mais ça se monnaye What a Face
A la fin, il y aura des points attribués selon la réussite de votre potion ;)

A vous ! :3:

INSTRUCTION

• Placez trois oeufs de serpencendre gelés dans votre chaudron
• Ajoutez de l’essence de belladone. Les oeufs doivent être complètement immergés.
• Faîtes chauffer à feu doux, en remuant régulièrement dans le sens des aiguilles d’une montre, jusqu’à ce que les oeufs soient totalement dissous.
• Laissez reposer la mixture. Pendant ce temps, hachez 100 grammes de gingembre finement.
• Ajoutez-les très délicatement à la potion, puis remuez doucement. Si tout se passe bien, la potion devrait commencer à arborer une délicate teinte rose, parsemée de reflets dorés. Sinon, elle doit commencer à bouillonner bizarrement et virer à une drôle de teinte orangée. (Si vous êtes en binôme, c'est le moment de laisser place à votre partenaire !)
• Placez un bézoard dans le mortier et réduisez-le en poudre fine, avant de l’ajouter à la potion. C’est extrêmement important, car l’essence de belladone est un poison, et c’est le seul moyen de le contenir ! Si vous oubliez cette étape, le professeur vous tapera sur les doigts et vous invitera à passer votre week-end à copier « je devais préparer un philtre d’amour et pas tenter d’empoisonner mon prochain » en sa compagnie au lieu de vous amuser avec vos amis.
• Ajoutez cinq baies de gui.
• Portez la mixture à ébullition et remuez vigoureusement dans le sens des aiguilles d’une montre, en y mettant tout votre coeur et votre amour (oui bon en vrai, vous pouvez remuer normalement, mais c’est moins drôle)
• Agitez votre baguette au-dessus du chaudron.
Normalement, la potion devrait être d’un rouge éclatant et sentir vraiment bon !

RÉSULTATS DES DÉS


Petit rappel sur le fonctionnement des dés

T : votre philtre est… euh… poisseux. Il glougloute bizarrement, exhale de la fumée noire, et ne sent pas la rose.
D-P : au lieu d’être rouge pétant, votre philtre est rose très pâle, et dégage une mince fumée qui évoque davantage une odeur de bougie que l’on vient de souffler qu’un parfum de potion réussie. Ce n’est pas encore ça, mais ça aurait pu être pire !
A : C’est rouge, un peu pâlot mais ça a l’air plutôt pas mal.
EE-O : Ooh le joli philtre rouge vif ! Et il sent drôlement bon ! (Maintenant, la question est : est-ce que quelqu’un s’est mis une assez bonne note en potion pour arriver à ce résultat ? xD)

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Solas
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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Lun 26 Oct - 12:34

Caroline s’était à peine assise à sa place que le professeur, ou plutôt monsieur l’éminent guignol, commenta son intervention. Si les autres n’avaient eu droit qu’à de petites remarques pseudo humoristiques sur leur équilibre, elle en prit pour son grade. Et déjà qu’élève de première année de premier cycle ce n’est pas bien glorieux, je vous laisse imaginer le résultat ! N’empêche que les remarques ne furent pas bien acceptées par la jeune fille. Pourquoi poser des questions si on ne veut pas en entendre les réponses ? Caroline n’avait pas dit que le cours était inutile en lui-même, juste qu’il était inutile à son projet professionnel. Elle n’allait quand même pas mentir pour faire plaisir à l’adulte présent dans la salle. Surtout si celui-ci n’était même pas capable de comprendre que tu le monde ne pouvait pas être passionné par ce qu’il faisait.
Comprendre que sa passion n’intéresse pas les gens, ça Caroline avait du le faire très jeune. Du coup ça ne la vexait plus qu’on lui dise qu’on se fichait totalement des sciences, tant qu’on les respectait ! Et la réponse du genre TGCM (« Ta Gueule C’est Magique » pour les non rôlistes) que le prof donnait à sa remarque sur la fragilité de l’étain ne lui convenait pas. Non, « c’est magique » n’est pas une réponse, la magie ça n’existe pas et il y a forcément une raison scientifique derrière tout ça. Si l’homme s’arrêtait au côté magique, on croirait toujours que les aurores boréales sont les ombres de serpents et de dragons magiques…  Alors qu’il est évident qu’elles tirent leur origine des explosions d’énergie magnétiques ayant lieues à la surface du soleil ! Alors son « c’est protégé magiquement », il pouvait le garder pour ceux qui ne cherchaient pas à aller au fond des choses, mais avec Caroline ça ne passait pas. Mais fort heureusement pour son espérance de vie, la jeune sorcière réussis à tenir sa langue et à ne pas réagir à cette provocation. Elle préféra néanmoins arrêter d’écouter le blabla inutile que le guignol leur dispensait.
Si elle avait écouté, Caroline aurait relevé les nombreuses piques dirigées vers elle que le professeur lança dans son discours de présentation de la potion du jour. Ce n’était pas dans les habitudes de l’élève modèle de ne pas écouter en cours, mais puisque pour elle ce n’était pas un cours mais une blague, cela n’avait rien d’étonnant. Elle n’entendit pas non plus  monsieur Florentin lui dire qu’il n’y avait pas d’œil de scarabée dans la potion, ce qui lui évita d’avoir à lui rappeler qu’elle avait parlé d’œil de grenouille e de scarabées séchés. Décidément, cet enseignant était soit sourd, soit stupide… Et vu son âge relativement jeune, elle n’aurait pas su dire ce qui était le pire.

Plongée dans sa réflexion au sujet de l’organisation qu’elle devait adopter pour pouvoir gérer le plus efficacement possible les enseignements scientifiques moldus qu’elle souhaitait assimiler en parallèle de ses cours de magie, Caroline rata l’information indiquant que les travaux pratiques du jour pouvaient s’effectuer en binômes. De toute manière, après la scène qu’elle avait faite lors de sa présentation, il y avait peu de chances que quelqu’un veuille travailler avec elle : il faut être fou pour s’associer à quelqu’un qui s’est mis le prof à dos, à moins de vouloir absolument une mauvaise note.
C’est donc seule que Caroline déballa son chaudron, se disant qu’au moins elle ne l’avait pas trimballé pour rien. Ils n’avaient jamais entendu parler des circulaires indiquant qu’il faut limiter les charges dans les sacs des élèves ?! Parce qu’un chaudron en étain taille 2, c’est quand même vachement plus lourd qu’un livre de maths ou de géographie. Et vachement plus encombrant aussi !
L’élève de la terre n’était pas particulièrement motivée à l’idée de participer à cet atelier de création de tambouille (parce que quand on voyait la liste des ingrédients, on se doutait que c’était de la tambouille et pas quelque chose de sérieux). Elle s’attela tout de même à recopier les instructions qui étaient notées au tableau sur sa feuille pour pouvoir les manipuler plus facilement. Elle avait acquis cette méthodologie lors des travaux pratiques de chimie où il fallait absolument lire le TP en entier avant de le commencer.
Ensuite, elle réunit tous les ingrédients nécessaires à la fabrication cette « potion magique » dont elle ignorait le nom. Heureusement que les boites contenant les ingrédients étaient étiquetée correctement car elle n’en connaissait que très peu et aurait été bien incapable d’identifier des œufs de serpencendre gelés.

La première étape de réalisation de la potion ne posa pas de problème à la jeune fille. Mettre quelque chose dans le chaudron et le recouvrir de liquide, sans mesure plus précise de la quantité d’essence de belladone à ajouter, n’est pas quelque chose de compliqué. Ce n’est pas rigoureux, mais ce n’est pas compliqué non plus ! La seconde étape était plus compliquée… Il fallait allumer un feu mais il n’y avait aucun bec benzène présent les  paillasses.  Caroline du donc fouiller au fin fond de son sac pour y trouver la boite d’allumettes qu’elle y gardait pour pouvoir allumer ses bougies le soir. Et allumer le tas de bois au dessus duquel elle avait suspendu son chaudron ne ut pas une mince affaire non plus. Elle connaissait parfaitement la théorie du triangle du feu (combustible, comburant et énergie d’activation) mais la mise en pratique était chaotique : même au fin fond de sa montagne perdue on ne se chauffait plus au bois, il était tant qu’ils évoluent dans leur château humide. Qu’est ce qu’ils attendaient pour installer le gaz ou l’électricité ? Après dix minutes d’acharnement, une dizaine d’allumettes gâchées et un tas de feuilles de parchemin détruites, le feu prit enfin et elle put continuer sa préparation.
Le réglage de la température de cuisson ne fut pas non plus une mince affaire : feu doux ? C’est quoi un feu doux, c’est possible d’avoir des instructions moins claires que ça ? Enfin, puisque le feu venait d’être allumé, Caroline supposa qu’il était doux puisqu’il n’avait pas eu le temps de gagner en intensité. Il fallait ensuite remuer le mélange dans le sens des aiguilles d’une montre… Et c’est là que la situation se gâta. Habituée à l’utilisation d’un langage scientifique, la jeune fille se concentra sur le « dans le sens », oubliant les aiguilles d’une montre et tourna dans le sens trigonométrique. Sauf que le sens trigonométrique et le sens des aiguilles d’une montre… Ce n’est pas du tout pareil !
Heureusement, en relisant machinalement ses notes tout en tournant la cuillère dans le chaudron, Caroline se rendit compte de son erreur après quelques tours. Elle n’était pas passée loin de la catastrophe. Mais d’un autre côté, quelle idée d’utiliser le langage commun pour un exercice technique ?!

La suite des opérations se passa sans soucis et lorsque Caroline ajouta le gingembre, sa potion changea brusquement de couleur pour atteindre une teinte rose aux reflets bizarrement orangés. A cette variation de couleur, la jeune fille sourit, se rappelant les changements de teinte des solutions inconnues lorsque le point d’équilibre était atteint pendant une opération de titrage. Pourtant, si elle y avait connu quelque chose en potion, elle aurait remarqué que les reflets orangés n’étaient vraiment pas de bon augure.
La seconde partie de la préparation se déroula assez tranquillement pour la jeune née-moldue. Alors que le feu prenait de l’ampleur, la mixture fut naturellement portée à ébullition et forte de son erreur de début de manipulation, la jeune fille ne se trompa pas de sens lorsqu’il fallu remuer le contenu du chaudron. Sa potion finie, elle récupéra sa baguette qui trainait au fond de son sac, comme un vieux bout de bois qu’elle aurait ramassé lors d’une ballade dans les bois. Celle-ci avait normalement un étui, mais Caroline n’avait pas pris la peine de la ranger correctement à la fin des cours de la matinée. Autant elle prenait toujours soin de ranger soigneusement son parapluie quand elle le mettait dans son sac, parce que tout le monde sait que l’espérance de vie d’un parapluie dans un sac est très faible, autant elle n’en avait vraiment rien à faire de ce bout de bois ridicule. Quand elle devait la secouer, elle se trouvait des airs de ressemblance avec Lionel, le vieux fou de son village d’origine, soit disant sourcier mais plus apte à trouver une bouteille de chartreuse qu’une source. Et pourtant, elle allait devoir y passer…

C’est donc en se sentant ridicule et sans aucune conviction que Caroline secoua sa baguette au dessus de son chaudron… Et comme elle s’en doutait, rien ne se passa ! Elle recommença l’opération trois ou quatre fois, se trouvant de plus en plus stupide car il faut au moins être stupide pour répéter la même chose plusieurs fois et espérer un résultat différent. Sauf qu’à force de secouer le pauvre bout de bois, le mouton de poussière qui s’y était accroché depuis le fond du sac à dos tomba dans le chaudron. Le liquide se mit instantanément à faire des bulles qui éclatèrent en libérant une fumée noire nauséabonde.
Il ne lui restait qu’à attendre les réprimandes du guignol sourd en chef mais plutôt que de penser à l’échec qu’était évidemment sa potion, Caroline se dit que si elle avait été dans un vrai laboratoire de chimie, les ustensiles auraient été propres et les récipients auraient eu des formes ne permettant pas à n’importe quoi de pénétrer à l’intérieur. Un erlenmeyer, c’est quand même vachement plus sécurisé et adapté aux travaux de précision qu’un chaudron à confitures !

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Dernière édition par Caroline Barthélémy le Lun 26 Oct - 15:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Lun 26 Oct - 12:34

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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Lun 9 Nov - 15:32

    Irwin frissonna. Tomber dedans ? Devenir de la bouillie humaine ?! Lorsqu'une élève parla d'acide et de corrosion, le jeune garçon se hérissa … et voulu très vite se rouler en boule sous sa table. Pas de chance, ça n'était pas au programme !

    Il fallu assez peu de temps pour que l'enseignant, qui avait l'air étrange et qui faisait un petit peu peur, Irwin était bien content de ne pas être tombé dans la Maison de l'Air, ne vienne lui reparler. Irwin recula machinalement, se tassant autant que possible au fond de son siège, s'attirant quelques regards amusés … alors que ce n'était pas drôle ! Ce n'était PAS. DRÔLE, non d'un petit bonhomme ! On lui voulait du mal, il en était sur et … Quoi ?! NON, il ne voulait pas d'oreille de chat ! Non mais ho. Il fit nom de la tête, très vite et plusieurs fois, avant de se dire que tout bien réfléchi … peut être que modifier ses perceptions pouvait avoir quelques bons côtés. Dans certains cas !

    Mais Irwin n'avait pas l'intention de donner raison à son professeur, non mais ho !

    Et puis, d'un seul coup, l'ambiance dans la salle se modifia. Monsieur Florentin venait de poser une question et les élèves attendaient. Au premier rang, Irwin vit l'une de ses camarades se tortiller, à priori mal à l'aise. Il pâlit sans vraiment s'en rendre compte. Minute, minute … ce n'était pas dangereux, tout de même, si ?! C'était … PARDON ? Un filtre d'amour ? Mais …

    QUEL INTERET ?!

    … Non Irwin, ne cherche pas. Tu es trop jeune pour comprendre.

    Toujours était-il que l'idée de confectionner un filtre d'amour n'était pas vraiment pour plaire à Irwin, qui se retrouva sans qu'il ne sache vraiment ni pourquoi, ni comment, en binôme avec le garçon qui était tombé dans la fontaine le premier jour. Le copain de Mia. Il tenta vainement de lui sourire, voulu lui serrer la main, se brûla finalement en touchant un chaudron un petit peu trop chaud. Hu ._. ça pique, maman ._.

    « Tu … tu es tombé dans la fontaine, le premier jour ? »

    Non, décidément, cette année commençait plutôt mal. Il rougit, balbutia quelques vagues excuses, et se hâta de se perdre dans la contemplation des instructions que Monsieur Florentin avait détaillées. Tout à coup, il avait hâte. Tout plutôt que de faire une nouvelle boulette. Alors … Des œufs de serpencendre. Ne pas chercher à savoir ce dont il pouvait bien s'agir, se contenter de les attraper, de grimacer et de les disposer dans le chaudron.

    Irwin et Adriel échangèrent un regard plutôt dubitatif. Irwin soupira, haussa les épaules avant de s'y remettre. Il attrapa rapidement l'essence de Belladone, en versa une large quantité dans le chaudron, encore un petit peu, encore un … OUPS. Encore un petit peu trop. Les œufs étaient un petit peu plus qu’immergé, là …

    « Tu … tu penses que ça ira ? »

    Il faudrait bien ! Les deux garçons n'allaient pas reprendre leur potion depuis le début et pour se donner une contenance, Irwin s'empressa de se mettre à remuer le tout dans le sens des aiguilles d'une montre. Le feu était doux, rien n'était sur le point d'exploser, le garçon soupira de soulagement.

    Peut être qu'en fait, il n'était pas si nul que ça en magie … Quoi, comment ça, ce n'est que sa première potion ? Et une potion mineure en plus de ça ?!

    Les œufs furent rapidement dissout. Irwin se pencha au dessus de la mixture, renifla avant de s'éloigner rapidement. Pour le moment, ce n'était pas encore Byzance, hein … Laisser reposer, donc, et hacher finement du gingembre. 100 grammes … Il attrapa la balance, coupa un petit morceau de gingembre, en ajouta un autre, puis encore un autre, un de plus … jusqu'à ce qu'Irwin soit parfaitement sur que la quantité était la bonne.

    Il avait déjà foiré sur l'essence de Belladone, pas une seconde fois, ça non !

    Le garçon attrapa un couteau bien aiguisé et, tout en prenant bien soin de ne pas se couper, il commença à hacher finement son morceau de gingembre. Fiiiiinement … là ! Il incorpora le tout délicatement à la potion, remua doucement … Là ! La potion se paraît d'une jolie couleur … rose ? Plutôt saumon. Rose saumon ! La faute à l'essence de Belladone présente en trop grande quantité, sûrement … Mais c'était tout de même plus rose que saumon ! Ho, hé, il ne pouvait pas faire quelque chose de parfait du premier coup ! Ça irait mieux par la suite, voilà tout.

    Décidant que c'était tout de même pas trop mal, Irwin passa la main à Adriel, tout en admirant les jolis reflets dorés que prenait la potion.

    Préparation de l'Amortentia a écrit:

    Acceptable : C’est rouge, un peu pâlot mais ça a l’air plutôt pas mal.

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Dernière édition par Irwin D. Rossignol le Lun 9 Nov - 15:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Lun 9 Nov - 15:32

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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Dim 17 Jan - 13:49

Lucas n'était pas le meilleur en potion, le fait qu'il savait lire les instructions et respecter les recettes pouvait le faire aller dans le sens désiré par l'enseignant. Un homme qui avait parfois un visage sympathique, des fois, plus durs, typiques des adultes de ces lieux. Comme si ces derniers attendait quelque chose. Une chose extraordinaire, le jeune sorcier ne savait comment s'y prendre. En voyant le chaudron, il aurait presque ris, mais bon, il était loin d'être le cliché dépeint par les moldus, pas de verrue en vue, heureusement. On qualifiait l'art des potions, comme un art, c'était un opendant plus sorcier de la cuisine, du potage, sauf que certains ingrédients semblait sortir tout droit d'un esprit fou. Le jeune homme avait lu un peu son manuel, histoire d'occuper son temps, mais aussi, ne pas se retrouver trop bête devant son enseignant. Par contre, il se voyait mal restituer sa lecture. Ce n'était pas son genre, puis, il avait oublié certains détails. Le prof d'ailleurs disait que la potion de par son odeur, faisait remonter des souvenirs. Il avait sentit une odeur de vanille, mêlée à du pain d'épice. En quoi c'était censé lui rappeler quelque chose ? Des parfums qu'il aimait, pas qu'il aimait particulièrement la vanille, d'ailleurs, il y avait une odeur qui semblait lui être inconnue, comme un mélange étrange, pas la mer, la mer avait une odeur salée, pas le café, c'était trop amer. C'est ça qui embêtait le plus le jeune homme avant de laisser ses joues se chauffer lorsqu'il put entendre le nom de la potion. Celle de l'amour. L'amour... Il aurait presque rit, qu'étais-ce l'amour en fin de compte ? Mais il allait fabriquer une potion qui reproduisaient ces sensations étranges que certains redoutaient comme d'autres attendaient patiemment ou non. Il laissa expliquer aux élève ce que faisait la potion. Il se doutait que cette substance était interdite, manipuler ainsi les sentiments, ce n'était jamais bon. Au final, ça n'apportait que déception. Des papillons dans l'estomac, une sensation qu'il n'avait envie de vivre pour le moment. Mais il savait que ce sentiment venait sans prévenir.

Le jeune homme l'aurais bien fait avec Irwin, mais il voulait voir s'il pouvait le faire seul. Il n'avait que peu cuisiner à l'orphelinat, mais en général, on trouvait ces plats mangeables. Il respira à fond, il pouvait voir que Irwin avait un partenaire ou une partenaire. Il espéra de tout cœur que ça irait pour lui. Il lisait les instructions. Il prenait avec délicatesse les ingrédients, avoir tous les ingrédients à portée de main, premier commandement du cuisinier. Il sourit, déjà des ingrédients étranges, ce cours commençait étrangement, le bézoard ressemblait très vaguement à un rubis, bien que moins brillant, moins dur, les œufs semblaient si fragiles, que Lucas avait cru qu’ils allaient se défaire dans ses mains. Ils les avaient placés dans le chaudrons, heureusement, encore froid.Il respirait doucement. Il devait faire attention a bien immergé les œufs, l’essence de belladone finit par recouvrir les œufs gris cendrés. Ils méritaient bien leurs noms, ces choses-là. Il alluma le feu, il le régla, bien qu'il n'était pas sûr de finir la potion en mettant sur feu doux, il faisait confiance à l'enseignant. Il remuait délicatement, les œufs devait se dissoudre, pas se briser. Il avait fallut tout un temps pour qu'il obtienne ce qui était au tableau, par prudence, il diminuait le feu, le rendant presque inutile. Mais il se voyait mal rallumer le feu. Il coupa, le gingembre, déjà connue par les moldus pour ces propriétés aphrodisiaques. Il ajouta ces dernière, après le temps de repos. Il ajouta sans pour autant faire des éclaboussures, pas sûr que la potion parte au lavage. C'était fait. Il ne restait plus que la suite. Tant de délicatesse, c'était presque louche. Il haussa les épaules.

Bon, Rose avec des éclats dorés, c'était bon, Lucas restait néanmoins prudent, il pouvait voir des reflets orangés qui l’inquiétait beaucoup ? Il ne voulait pas de ça. Il ne devait pas avoir de trop mauvaises notes, sinon, il serait de corvée vaisselle tout l'été. Rien que d'y penser, il en avait des frissons partout. Il prit le bézoard et le mit dans le mortier, il l'écrasa avec un ustensile incurvé. . Il ne fallait pas l'oublier à voir les les mots souligné par l'enseignant, étape importante. Il prit les baie de gui, sous lesquels les couples s'embrassaient. Il ajoutait non sans regarder autour de lui. Il retenait presque sa respiration. Il avait peur. Peur que tout foire. Il augmentait le feu, doucement. Remuer avec son cœur, à quoi pourrait-il penser, à ces cours d'art sorciers. Voilà avec ces pensées qu'il agitait le tout. Il ne faudrait pas que ça soit d'une autre couleur, que ça pue ou autre. Il fermait les yeux quand il bougeait sa baguette magique.

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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Dim 17 Jan - 13:49

Le membre 'Lucas H. Flamel' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Mer 20 Jan - 11:38

    Gwenn, à l'instar des élèves de second cycle, faisait le pied de grue devant les serres. Elle n'était pas fan du cours de botanique, loin de là, mais il paraissait que c'était quelque chose d'important, qu'il fallait à tout prix se sentir proche de la nature et connaître intimement les plantes, pierres et autres métaux pour réussir au mieux la pratique de la Vieille Magie.

    Et si elle ne voulait PAS faire de Vieille Magie, non d'un chien ?! Est-ce qu'on ne pouvait pas la laisser tranquille 5 minutes, avec cette histoire ?! C'était fou, tout de même ! Premier lundi et déjà des jérémiades … il n'y avait pas à dire : cette année là commençait sur les chapeaux de roue !

    Et puis le professeur Flamel finit – enfin – par arriver. Il salua ses élèves, gratifia ses arrières petits cousins au troisième degrés du côté de l'oncle de sa tante de son grand-père paternel – soit Jérémy, Adèle et Gwenn Flamel – d'un sourire spécial « Family si-si » et ouvrit la serre numéro quatre en demandant à ses élèves de s'installer « dans le calme, je vous prie, merci bien ! Gwenn, viens … venez donc par ici ! »

    Gwenn s'était installé à côté d'Eryn, comme bien souvent. Elle sauta sur ses pieds illico presto.

    « Mais j'ai rien fais !
    - J'aimerai simplement que vous alliez porter ces pieds de mandragores au professeur Florentin. Loin de moi l'intention de vous disputer, Miss. Ne trainez pas en chemin !
    - Oh. Euh … oui.
    - Et fais un bisous à Lina ! »

    Elle leva un pouce en direction de son frère et de sa sœur, qui avaient lancé cette dernière phrase d'une seule voix. Y'avait pas à dire : être une Flamel, c'était le pied. Même si Jérémy s'entêtait à dire le contraire.

    La demoiselle parcouru le parc de l'école à toute allure, le sac en coton tissé plein de pieds de mandragore – beurk – sous le bras. Dans le hall d'entrée, elle manqua de bousculer la directrice et s'arrêta in extremis.

    « GWENN FLAMEL !
    - Désolée Madame Moreau ! Livraison spéciale de monsieur Flamel pour monsieur Florentin, ça urge ! »

    Et elle grimpa l'escalier principal à toute vitesse, s'arrêta un bref instant devant la salle des cours de potion pour reprendre son souffle. Gwenn frappa deux petits coups à la porte, entrouvrit la porte … et recula bien vite. Ça sentait la potion qui avait foiré mais alors BIEN COMME IL FAUT. Elle plissa le nez, les yeux, parcouru la pièce des yeux … et repéra une Lina recouverte d'une texture suspecte. Léger ricanement.

    Oui, elle aimait sa petite sœur, quand même ! Mais c'était son job de grande sœur de chambrer Lina, non ? Bref. Gwenn se racla doucement la gorge, adressa un grand sourire à sa petite sœur et s'approcha de Solas Florentin.

    « Bonjour Monsieur Florentin ! J'ai une livraison spéciale pour vous de la part de Monsieur Flamel. Des pieds de Mandragores. Il m'a dit que c'était très urgent ! »

    Voilà, voilà. Gwenn resta un bref instant interdite. Retourner en botanique ne la tentait pas trop, par contre squatter le cours de potions des premiers cycles … Un bref regard sur le grand tableau lui tira un grand sourire. Aaaaah, les filtres d'amour ! Bon, c'était pas avec ce qu'elle avait fait que Lina allait se trouver un copain ! Nouveau sourire.

    « Bon bah, euh … j'y retourne. » Elle salua rapidement Monsieur Florentin, retourna vers la porte et se retourna au tout dernier moment. « COUCOU LINETTE ! »

    Et un grand coucou à sa sœur plus tard, Gwenn détala.

    Voilà, voilà ! Ne faites pas attention à moi, je suis déjà partie :3:[/b]

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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Sam 23 Jan - 19:37

    « Adriel ? Tu ne … prends pas le relais ? »

    Surpris de ne pas voir son camarade et binôme de potion attraper le bézoard, Irwin se retourna vers Adriel. Son camarade était pâle, il avait posé une main sur sa bouche et ne semblait pas … pas très à son aise. Voir carrément malade. Il avait l'air …

    « Euh … Monsieur Florentin ? Monsieur Florentin ! Je crois que … Adriel a besoin d'aller à l'infirmerie … Il n'a pas l'air dans son assiette.
    - Oh la la ! MADEMOISELLE GWENN FLAMEL, PAS SI VITE ! Tenez, accompagnez donc Adriel à l'infirmerie. Et filez ! »

    Irwin hocha la tête et regarda, légèrement inquiet, son ami quitter la salle de cours. Il attrapa le bézoard … et reprit la potion là ou il l'avait laissé. Alors, donc … Placer le bézoard dans le mortier et le réduire en une fine poudre. Incorporer le tout à la potion, pour contre la belladone, qui était donc un poison. Le garçon hocha la tête et enregistra toutes ces informations. Il fallait qu'il sache tout ceci sur le bout des doigts s'il voulait réussir à s'en sortir dans cette école … qui n'était pas exactement celle qu'il aurait imaginé, mais qui était à présent la sienne.

    Bézoart, donc. Le garçon attrapa la pierre et, comme indiqué sur le tableau, prit un soin tout particulier à le réduire en une poudre très fine qu'il incorpora doucement à son mélange. Donc normalement … normalement, sa potion ne contenait plus la moindre trace de poison. Bon. Bien. C'était une bonne nouvelle, pour un filtre d'amour ! Le garçon n'aurait pas imaginé boire un filtre d'amour possédant la capacité de le tuer à l'aide d'une seule petite goutte …

    Non. Il ne s'imaginait pas boire un filtre d'amour, tout court.
    Bref.

    Alors. Ajouter cinq baies de gui … Le garçon hocha la tête, attrapa les baies et les ajouta délicatement à la potion. Il laissa porter le mélange à ébullition et remua vigoureusement le tout avec détermination dans le sens des aiguilles d'une montre – sans y mettre ni cœur, ni amour, mais qu'importe : tout semblait fonctionner à peu près comme il le fallait. Bien entendu, la potion n'était pas tout à fait terminée ; il devait encore agiter sa baguette magique au dessus de son chaudron – pour une raison qui lui semblait bien mystérieuse, mais qu'importe. C'était marqué, il devait le faire !

    Aussi Irwin le fit, en se sentant particulièrement stupide par la même occasion. Un coup d’œil autour de lui lui apprit néanmoins que tout le monde faisait de même sans avoir l'air plus idiot qu'un autre. Bon, bon.

    Tout semblait être à peu près sous contrôle … y comprit la potion ! Elle était d'une rouge soutenu et sentait divinement bon. Sans trop y croire, le garçon jeta un œil au tableau … oui, c'était le rendu décrit par Solas Florentin. Aurait-il … réussi sa potion ?!

    Sans trop oser y croire, Irwin senti son premier réel sourire sincère depuis qu'il était arrivé ici étirer ses lèvres.


Filtre d'amour a écrit:
Effort Exceptionnel Parfait ! Une belle potion d'un beau rouge soutenu et qui sent parfaitement bon !
Solas, pardon pour la petite PNJisation de ton personnage ! J'avais besoin d'un prétexte pour qu'Adriel soit sorti de cours @_@

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Dernière édition par Irwin D. Rossignol le Sam 23 Jan - 23:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Cour n°1 | 1er cycle] Et ton coeur brûlera   Sam 23 Jan - 19:37

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