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 Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45

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MessageSujet: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Ven 20 Nov - 16:30

    Finalement … Non. Il n'y avait pas qu'avec Alcide que rien n'était jamais sous contrôle.

    Gwenn y songea très brièvement au moment ou la porte se referma sur elle et qu'elle tomba lourdement sur son camarade. Bon.

    ***


    Tout avait commencé le matin même. La demoiselle avait quitté la tour de ceux de l'Air l'esprit embrumé, les cheveux défaits, les yeux encore plein de sommeil et sans la moindre touche de maquillage. Elle s'était levée un tout petit peu trop tard et si elle voulait pouvoir manger avant d'aller en cours, Gwenn avait eu tout intérêt à se dépêcher. Elle avait donc passé un jogging, un sweat et ses converses pour gagner la Salle de Réception.
    La demoiselle marchait au ralenti, se faisait éviter par ceux qui, apparemment, s'étaient réveillés avec plus de facilité qu'elle. Heureusement : sans cela, elle aurait sans aucun doute créé quelques petits incidents dont elle seule avait le secret …

    Mais non. Gwenn Flamel, glamour au possible, avait réussi à arriver jusqu'au hall d'entrée en un seul morceau. Un véritable miracle.

    Et puis elle avait heurté un imbécile de la Terre, pied de cap, plus que bien réveillé, lui ! Un mec qui ne s'était pas gêné pour lui rentrer dedans – quoi, Gwenn, reconnaître que c'était elle qui avait percuté le jeune homme de plein fouet ? Jamais – avant de lui faire remarquer qu'elle pouvait peut être regarder ou elle mettait les pieds. Franchement !

    Les gens ne manquaient pas d'air … sans jeu de mot aucun, bien entendu !

    Gwenn s'était énervée, avait levé les yeux sur l'importun qui s'était mis en travers de sa route et …

    … avait aussitôt reconnu Alcide Lefort. Non mais  Vraiment, il n'y avait bien qu'avec lui que rien n'était jamais sous contrôle ! Son sang n'avait fait qu'un tour.

    « PUTAIN DE BORDEL DE BITE, LEFORT ! Tu peux pas ouvrir les yeux 5 minutes et regarder ou tu mets les pieds ?! Franchement ! Merde quoi, un peu de respect ! Tu … QUOI ? Tu vas peut être me dire en plus de ça que c'est moi qui te suis rentrée de… Oui, oui, Miss Green. Pardon. C'est une … simple répétition ! Nous sommes en train de monter une pièce de théâtre, Alcide et moi. Pardon, oui, nous allons trouver un lieu plus approprié pour … Plus jamais. C'est comprit. Merci, Miss Green. » Hum. Elle posa une nouvelle fois le regard sur son « camarade ». Adieu, belle séance de Quidditch en tête à tête … « T'es vraiment rien qu'un con … OH PUTAIN ! QUI EST L'IMBECILE QUI … »

    L'imbécile qui avait bousculé Alcide Lefort, envoyant par la même occasion Gwenn valdinguer, heurter Alistair Coincé Des Fesses, qui s'était retenu comme il le pouvait à la porte du placard au balais attenant le hall d'entrée, qui s'était ouverte, provoquant la chute d'Alistair et de Gwenn ? La demoiselle ne le savait pas. Qu'importe, de toute façon … la porte venait de se refermer dans un claquement sourd.

    ***


    Bon.

    Gwenn soupira … avant de reprendre sa lituanie d'une rare poésie.

    « Bordel de bite ! Quelle bande de trou du cul, j'te jure … Bon, Harington ! T'as rien ? Pas de bosse ? Au fait, pas trop en pétard ? C'est moi qui ai dit à Florentin que tu m'avais tendu un piège en m'envoyant à Castel Royal. Quoi ?! C'était ma peau contre la tienne ! »

    Sans rancune ?
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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Lun 23 Nov - 22:08

BOUM ! Alistair fut précipité au sol et manqua de peu de s’assommer contre un sceau rouillé. Ses mains s’étaient mécaniquement refermées sur la première chose qui était passé à leur portée, et il mit plusieurs secondes à réaliser qu’il s’agissait… d’un joli postérieur qui appartenait à une élève de la maison de l’Air qu’il ne connaissait que trop bien. Sa température interne grimpa en flèches, et il sentit la chaleur recouvrir ses joues de charmantes plaques écarlates.

Par la ceinture de chasteté de Merlin, mais comment était-ce arrivé ?

Tout avait pourtant si bien commencé. Il se rendait tranquillement dans la salle de réception, bien décidé à ingurgiter le maximum de crêpes que son estomac pouvait contenir, affublé de son uniforme aux couleurs de l’Eau (dont la cravate l’étranglait à moitié tant il l’avait serrée), lorsqu’une masse humaine surmontée d’une crinière de cheveux hirsutes l’avait heurté de plein fouet, lui coupant le souffle.

Et maintenant, il était avachi dans un placard à balais, tel un phoque trônant sur sa banquise, avec une vue privilégiée sur la chute de reins d’une de ses camarades. Bien. Peut-être qu’un jour, il passerait une journée normale, au sein de Beauxbâtons ? Rien n’était moins sûr !
Au moins connaissait-il l’élève qui avait décidé de jouer les boulets de canon humains sur lui. Une voix tonitruante et une façon de s’exprimer à grands renforts de jurons harmonieux ? Il n’y en avait qu’une comme ça à dix kilomètres à la ronde !

« Désolé, Gwenn, je n’avais pas vu où je posais les mains. Sinon, tout va bien, je suis en un seul morceau » marmonna Alistair en se redressant tant bien que mal, essuyant discrètement ses mains sur son pantalon d’uniforme. Le bref contact avec les… euh… le dos de Gwenn avait suffi à les rendre particulièrement moites. « Tu ne devrais pas hurler comme ça, ni jurer autant. On doit t’entendre jusqu’à Castel-Royal. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? C’est Lefort qui t’a poussé ? »

Inquiet pour son amie, Alistair plissa les yeux afin de mieux discerner ses contours, à travers l’obscurité qui engloutissait le placard où ils s’étaient retrouvés (ce qui était complètement inutile). Un bref instant, il se demanda combien de générations d’élèves ces murs sombres avaient vu passer, et ce qu’ils avaient bien pu trafiquer, dans l’intimité de ces… Ouais. Non.

« Si je le retrouve je le… Hein ?? »

Le jeune homme venait de percuter ce que lui avait dit Gwenn, et ses yeux noirs s’écarquillèrent dans la pénombre.

« C’est vraiment toi as dit ça à Florentin ? Tu sais qu’à cause de toi, il est venu me voir pendant le dîner pour m’ordonner, je cite, d’arrêter de dévergonder mes camarades en les poussant à violer le règlement ? »

L’image de son professeur qui se glissait dans son dos et laissait tomber sa main sur son épaule alors qu’il mangeait paisiblement ses pommes de terre, manquant de lui donner une crise cardiaque,  pour lui reprocher d’être « très vilain avec ses amies » lui revint en tête. Maintenant que les pièces du puzzle s’étaient emboîtés, il comprenait mieux ce qu’on lui reprochait… et l’injustice totale dont il était victime !

« Tu aurais pu trouver une meilleure excuse ! Je ne sais pas, moi, lui dire que tu avais perdu quelque chose et que tu pensais l’avoir oublié au village et que… Hein ??? » Une nouvelle fois, une pensée venait de percuter son cerveau. « Mais qu’est-ce que tu es allée faire à Castel-Royal ? Tu sais bien qu’on n’a pas le droit et que… enfin bon… tu n’es pas blessée ? » Oui, il était temps de s’en inquiéter, avant de reprendre les reproches !
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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Lun 30 Nov - 22:04

    Bon.

    Gwenn était encore tombée n'importe comment, et d'après ce qu'elle pouvait sentir, Alistair aussi … et avait trouvé appui d'une façon particulièrement originale, et qui ne cadrait pas avec ce qu'elle savait de lui, avec sa pudeur, avec sa réserve habituelle. Sérieusement, Alistair Coincé des Fesses avait posé ses mains sur … sur les fesses, justement, de Gwenn ?! La jeune femme gloussa bêtement, se dandina d'une manière parfaitement ostentatoire avant de rire à nouveau. Hinhin.

    Alistair devait être rouge comme une tomate. Et … Oh ? Il était … désolé ? Et n'avait pas vu ou il avait posé ses mains ? Bah. Gwenn était magnanime, ce matin-là. Elle lui pardonnerait bien volontiers. En attendant, Alistair marmonnait, et Gwenn trouvait cela rigolo.

    « Bah. Ne t'en fais pas, va ! C'est bon, y'a pas mort d'homme. Enfin, de femme. Et puis … C'est pas comme si tu étais le premier à me toucher les fesses ! » Minute, minute … qu'est ce qu'elle racontait, là ? Un bref instant, la demoiselle se revit, fortement occupée à … se battre, bien sur, avec Alcide Lefort. Elle rougit fortement, secoua la tête, tacha de se concentrer sur ce que racontait son compagnon d'infortune du moment. Alcide, justement ! Ouais ! Non ! Gwenn fronça les sourcils. Était-ce le garçon de la Terre qui l'avait poussé ? Elle ne savait pas trop, tout avait été si rapide ! Mais dans le doute … « Ouais, c'est lui. Quel crétin, jte jure. Et je parle comme je veux, Harigthon ! Faut vraiment que tu te dérides, tu sais, parce que je pense que … Quoi ? Qu'est ce que tu as à beugler comme ça ?! »

    Oui, non. Ces deux là parlaient sans vraiment s'écouter, se coupant et se recoupant la parole sans cesse. Gwenn soupira. Bien. Se taire et le laissa parler. Il allait finir par se lasser. Et tant qu'elle y était … La demoiselle de l'Air décoinça sa baguette magique, la fit voltiger un bref instant …

    « Lumos ! Alistair, détends-toi, s'il te plait … C'est mieux comme cela, non ? Je n'aime pas ne pas voir mes interlocuteurs. » Oui, enfin, tout dépendait des situations, mais c'était un sujet que Gwenn n'aborderait pas avec Alistair … Pas tout de suite, du moins. « Écoutes, ne te fâche pas, d'accord ? Ma sœur avait des soucis avec son stock d'ingrédient de potions et … » Faux. Passons, passons … « Lina est timide » Faux. « et n'avait plus d'ingrédient pour les potions. » Faux … encore. Oui, Gwenn estimait baser ses relations amicales sur la confiance. Pourquoi une telle question ? « C'est sa première année, elle avait peur d'avoir des ennuis avec Florentin alors je lui ai rendu un petit service, tu vois. Et puis je suis tombée sur Florentin dans le magasin de l'apothicaire. Ce qui est un petit peu chiant, tu en conviendra ! Du coup je me suis tirée d'affaire comme j'ai pu, hein. Et j'ai aussi prit une soufflante, si ça peut te rassurer. Pour rien. Sérieusement, comme si c'était dangereux d'aller à Castel Royal le soir, après les cours ! Enfin ! Ça l'est pour le sablier de la maison de l'Air, forcément … »

    Elle soupira. Gwenn avait un petit soucis avec les règlements.

    « Non, non, je ne suis pas blessée. Il m'en faut d'avantage pour ça, tu sais ! Et toi ? Tout va bien ? Mis à part ce choc émotionnel qui t'a poussé à poser tes mains sur … mes fesses. Franchement, un tel comportement me surprend, venant de toi ! Alistair Haringthon, tout de même ! » Elle lui adressa un clin d’œil taquin, un sourire aguicheur. « T'es-tu dévergondé, cet été ? Humm ! Je veux tout savoir ! »

    Oui. Bon.


Lumos a écrit:

Optimal PAR-FAIT ! Comme toujours, bien entendu ...


Dernière édition par Gwenn A. Flamel le Lun 30 Nov - 22:23, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Lun 30 Nov - 22:04

Le membre 'Gwenn A. Flamel' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé Intermédiaire' :
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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Mar 1 Déc - 20:29

La lumière projetée par la baguette de Gwenn l’aveugla un bref instant, et il mit plusieurs secondes avant de pouvoir enfin visualiser le visage de son amie. Il espérait que ses joues avaient repris leur habituelle couleur pâle, mais la chaleur qui continuait de fourmiller sur sa peau ne lui disait rien qui vaille.

Son coeur avait fait un bond jusqu’à sa gorge lorsque la jeune femme lui avait remarquer qu’il n’était pas le premier à lui toucher les fesses. HEIN QUOI COMMENT ÇA ? avait aussitôt glapi une voix dans son esprit, tandis que ses doigts l’avaient brûlé désagréablement, rongés par un acide invisible. Dire que d’autres mains s’étaient logées contre les fesses de Gwenn, des mains baladeuses, perverses, sales et poilues, et que les siennes les avaient rejointes, salissant à jamais leur pureté, et que… Ouais bon okay, il exagérait peut-être un peu. Ce qui ne l’avait pas empêché d’être mi-furieux, mi-embarrassé, par la remarque de son amie. Et d'être légèrement plus vexé que ce qu'il aurait normalement dû être.

Et sa fureur était remontée d’un cran lorsque Gwen avait confirmé qu’Alcide l’avait poussé.

« Détends-toi », disait-elle maintenant… Elle en avait des bonnes ! Comment pouvait-il être détendu alors que :
1- Ils étaient tous les deux dans un placard
2- Il lui avait touché les fesses
3- D’autres garçons lui avaient touché les fesses
4- Alcide avait tenté de porter atteinte à son intégrité physique
Hein, comment pouvait-il être détendu ???

« Je… tu… ahem… grmbl. »

Telle fut la réponse d’Alistair Harington.

Les élucubrations de Gwenn sur les raisons de sa présence à Castel Royal eurent le mérite de concentrer son neurone sur autre chose. « Ouais bon d’accord, je comprends. Pour ta soeur. Mais elle aurait pu trouver autre chose que t’envoyer là-bas ! J’irai lui en toucher deux mots, quand on sortira d’ici. » S’ils réussissaient à en sortir un jour…

Profitant de la lumière, Alistair scruta son interlocutrice, vérifiant qu’elle n’était pas blessée. Les bleus ne lui faisaient probablement pas peur, mais le jeune homme ne pouvait s’empêcher d’être inquiet. Si jamais elle s’était cogné en tombant et qu’elle avait une hémorragie interne ? Il aurait eu l’air fin, coincé dans un placard avec le corps de la jeune femme dans les bras ! Il vérifia qu’il avait toujours sa baguette dans la poche, prêt à la dégainer s’il voyait son amie changer de couleur et s’effondrer comme un tas de pudding à ses pieds. Il pourrait toujours la porter et l'emmener à l'infirmerie (ou, plus proche, à la Fontaine magique), mais il n'était pas très à l'aise à l'idée de la trimballer. Et si jamais il lui retouchait les fesses, ou une autre partie de son anatomie, et que...

Cependant, son inquiétude fut rapidement balayée par les paroles de la jeune Flamel. Plait-il ? Qu’entendait-elle pas « dévergondé » ? Sous-entendait-elle que… non… non, probablement pas.
Quoi que, la connaissant… Son visage se remit à le brûler et une pointe d’irritation traversa sa cage thoracique. Mais qu’avaient-ils tous à vouloir le pousser dans le vice ? Pourquoi est-ce que ça intéressait tant tout le monde de savoir où en était sa vie amoureuse dans ses aspects les moins vêtus, hein ?
L'Eau n'allait pas tarder à bouillir (oui bah on fait les comparaisons qu'on peut).

« Je… qu’est-ce que tu racontes ? Je… je n’ai pas fait exprès ! Ce sont tes fesses, elles étaient là, je ne pouvais pas les esquiver ! Je n’ai jamais voulu… je ne suis pas comme ces crétins qui te tournent autour ! » Ses poings se serrèrent brièvement. « Et non, je ne me suis pas… dévergondé, pour répondre à ta question. J’ai passé un été très calme. » Ce qui était la stricte vérité. Son été s’était résumé à fuir ses parents, surveiller ses soeurs et les garçons qui les reluquaient d’un peu trop près, passer ses après-midi à la plage, et… voilà. C’était tout. « Et toi ? » riposta-t-il, toujours piqué au vif par sa question. « Je suppose que tu t’es bien amusée, que tu as vu des garçons, et que vous avez… enfin voilà quoi. »

Son emportement avaient légèrement pris le pas sur sa raison, et il réalisa ce qu’il venait de lui lancer juste après avoir fermé la bouche. Ce qui ne fit qu’accentuer son embarras. Cherchant autre chose sur quoi fixer son attention, il shoota joyeusement dans un sceau en métal pour manifester sa gêne. L’objet alla s’écraser contre un mur, rebondit contre un balai, qui chuta contre un autre balai, et une chose en entraînant une autre, tout le matériel s’effondra sur les deux amis en un fracassant brouhaha. Alistair grimaça, mais ne bougea pas d’un pouce. « Coucou j’ai cinq ans et je boude » semblait écrit au marqueur fluo sur son front.  
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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Jeu 3 Déc - 16:12

    Alistair semblait être à deux doigts de la crise cardiaque. Oups … Peut être la jeune femme y avait-elle été trop franco ? Peut être avait-elle était trop directe ? On le lui en faisait souvent le reproche. Qu'elle était trop directe, trop cash, comme se plaisait à le répéter Jérémy, son grand frère.

    Gwenn s'en moquait éperdument.

    Sauf si cela venait à mettre Alistair mal à l'aise. Rouge écarlate, muet comme une tombe, il fallut un bon moment avant que le jeune homme ne parvienne à reprendre ses esprits … presque ! Car les quelques sons qu'il parvient à laisser s'échapper d'entre ses lèvres n'avaient pas la moindre signification. Bon. Alistair était bien mignon, mais un petit peu trop lent au goût de la demoiselle qui croisa les bras, soupira et se mit à tapoter du pied, de plus en plus vite au fur et à mesure que son énervement grandissait. Il ne pouvait pas … se bouger ?! Être un petit peu plus dégourdi ? Allait-elle devoir … employer les grands moyens pour faire en sorte qu'il se montre plus vif ?! Pourquoi l'énervement l'avait-elle gagné aussi vite ? Gwenn n'en savait rien et cela contribuait à l'irriter de plus en plus. Sans même le vouloir, sans trop savoir pourquoi, elle jeta un regard brûlant au jeune homme. Brûlant et noir, très noir.

    Sûrement un petit peu trop …

    … et puis il entreprit de dire qu'il comprenait et qu'il irait parler à Lina. Gwenn réagit au quart de tour.

    « Oh que non ! Non non, mon p'tit père ! Tu vas me faire le plaisir de laisser Lina en dehors de tout ça ! Elle n'a pas besoin de ta leçon de moral, Florentin en a déjà mit une couche, merci de bien vouloir lui foutre la paix ! »

    Elle regretta aussitôt ses paroles et son ton sec. Gwenn se mordilla la lèvre avant de jeter bien vite un regard désolé à son ami. Ok, leur relation était spéciale. Étrange. Elle n'aurait sur la définir. Et bien souvent, Alistair l'agaçait prodigieusement. Pourtant … elle était attachée à lui. Pour une raison qu'elle ne pouvait pas définir, qu'elle ne comprenait pas vraiment. Leur amitié n'avait pas vraiment lieu d'être … mais elle était. Et elle tenait au jeune homme qui devait sûrement lui en vouloir de s'être montré aussi dure. Elle soupira.

    « Pardon, Alistair. Je suis une triple andouille et je n'ai pas à te parler comme ça. Laisse juste Lina en dehors de ça, d'accord ? S'il te plaît. »

    Son ton s'était adoucit et pour lui montrer qu'elle était toujours son amie, malgré ses sautes d'humeurs étranges, elle déposa rapidement un baiser sur sa joue.

    Un instant, elle cru que les choses allaient s'apaiser, revenir à la normale … et puis non. Sa plaisanterie lui revient en pleine figure et Alistair s'énerva d'un seul coup. Bon, bon … Ok. Gwenn avait qu'il s'agissait d'un sujet sensible. Que son ami était beaucoup plus pudique qu'elle, mais elle aimait le titiller à se sujet ! Que n'aurait-elle pas donné pour savoir quel était son type de fille, si quelqu'un lui plaisait, ici, à Beauxbâtons ! Mais Alistair n'était pas très bavard, pas là dessus, en tout cas ! Et voilà qu'il lui répondait violemment que son été avait été calme, sûrement bien plus que le sien à elle, avait tous ces garçons qui … tous ces garçons qui quoi ? Gwenn avait embrassé juste Alan, cet été. Un touriste canadien de passage tout à fait canon avec qui elle n'avait pas échangé plus qu'un simple baiser. Franchement ! Mais … elle fronça les sourcils alors que l'information venait lentement jusqu'à son esprit. Est-ce que cette attitude démontrait qu'Alistair se montrait jaloux ? De quoi ? D'Alan ? Du baiser qu'elle avait échangé avec un parfait inconnu ?

    Minute, minute.

    Alistair, jaloux ? Parce qu'il s'imaginait qu'elle avait passé un été trépident et en charmante compagnie ? Mais ! Il n'y était pas du tout ! Elle ne put s'empêcher de sourire et décidant, pour une fois, de la jouer tout en délicatesse, posa une main sur la joue du jeune homme.

    « Keep cool, Alistair. Je ne faisais que te taquiner, tu sais. Je me demandais simplement si tu avais … » Elle haussa les épaules, hésita. « je ne sais pas. Si tu avais vu quelqu'un, cet été. Si tu avais rencontré une fille qui te plaisait. Et puisque le sujet semble t'intéresser, je n'ai fréquenté personne, de mon côté. J'ai simplement passé quelques heures das un bar de Grenoble avec un canadien. Alan. Sympa. Il m'a embrassé, et c'est tout. Je ne l'ai pas revu et ne compte pas le revoir. » Pourquoi lui racontait-elle sa vie, tout à coup ? « Rassuré ? »

    Ils s'affrontèrent du regard durant plusieurs moments. Le temps s'étira, Gwenn rougit imperceptiblement avant de soupirer. Que cherchait-elle comme ça, dans les yeux du garçon de l'Eau ?! Et dire qu'elle avait raconté à Solas Florentin qu'il lui plaisait mais qu'il passait son temps à se moquer d'elle !
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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Sam 5 Déc - 23:02

Alistair pouvait presque sentir l’électricité crépiter entre les yeux de Gwenn et les siens. Des éclairs invisibles traversaient son échine, jetant des pointes de fureur dans sa poitrine, sans qu’il ne parvienne à en déterminer la signification, et il se sentait sur les nerfs. Elle le regardait d’un air noir, il la regardait d’un air noir, et ni l’un ni l’autre ne semblait prêt à mettre sa fierté de côté pour faire un pas vers l’autre.

Et puis l’attitude de Gwenn se transforma. Elle lui parla d’une voix beaucoup plus douce, s’excusa de lui avoir parlé d’un ton sec, posa sur lui un regard désolé. Malgré son énervement et son envie de rouler en boule dans un coin et de bouder pour les quarante-huit prochaines heures, Alistair sentit quelque chose se fendiller en lui face au changement d’attitude de son amie. Une brèche, minuscule, de quelques millimètres, s’était ouverte dans l’armure qu’il avait l’impression de porter en permanence. Son air se décrispa légèrement, et les commissures de ses lèvres eurent un vague frémissement, qui pouvait presque s’apparenter à une ébauche de sourire.

« Bon, d’accord, je ne dirai rien à Lina. Mais la prochaine fois que tu vas au village en secret, préviens-moi. Et, ahem… » Il hésita longuement, pesant le pour et le contre, se mordillant nerveusement l’intérieur des joues. « Je pourrai peut-être t’accompagner. » Il regretta immédiatement sa proposition. Aller au village de façon clandestine, lui, Alistair « Gros Coincé » Harington, afin d’escorter son amie et être certain qu’il ne lui arrive rien et qu’elle ne croise pas la route d’un professeur ? C’était comme convaincre un chat d’aller nager au milieu de saumons d’eau douce ! Impensable !

Mais il n’eut pas le temps de se batailler plus longtemps avec sa conscience. La main de Gwenn s’était posée sur sa joue, dans un geste rassurant qui le fit frémir et se recrisper aussitôt -une chose chaude et vivante venait d’entrer en contact avec lui, AU SECOURS-, et voilà qu’elle lui disait qu’elle voulait juste savoir s’il avait rencontré une fille, cet été, et qu’elle lui annonçait avoir… Alistair avala sa salive de travers. Embrassé… un… Canadien ???

« T-tu l’as embrassé ? M-mais… où ça ??? »

Merci Alistair pour cette question pleine de bon sens.
Réalisant avoir parlé trop vite (pour changer), le jeune homme s’empressa de tenter de noyer le poisson, répondant aux questions précédentes de la jeune fille, oubliant cette main qui lui brûlait le visage :

« Enfin, euh… Non, je n’ai pas rencontré de fille. En même temps, il n’y en a pas beaucoup, près de chez moi. A part mes soeurs. » Il réfléchit quelques instants. « Enfin si, il y a des filles moldues… Qui sont très sympa et gentilles, mais j’ai toujours l’impression qu’elles se moquent de moi quand elles m’adressent la parole, je ne sais pas trop pourquoi… »

Peut-être parce qu’il état toujours extrêmement guindé et coincé en leur présence ? L’une d’elle en particulier avait le don de le regarder comme s’il sortait tout droit d’une autre planète, et même s’il appréciait la courbure de sa bouche et l’éclat de ses yeux dorés, il ne pouvait s’empêcher de s’enfuir en courant lorsqu’il croisait sa route. Même s'il aurait bien voulu faire davantage sa connaissance.
Mais ça, Gwenn n’avait pas besoin de le savoir.

En parlant de Gwenn… la jeune femme le fixait, et il n’arrivait pas à décrocher son regard du sien. Il se sentait déstabilisé, et, ne sachant plus que faire, il prit la main de la jeune femme et l’écarta doucement sa joue, avant de la relâcher lentement. Il écrabouilla un peu ses doigts au passage, peu assuré, et s'empressa d'ajouter d’un ton qu’il espérait léger, parce qu’il commençait à avoir sacrément chaud, dans ce fichu placard :

« Et euh… Pourquoi est-ce que tu ne comptes pas revoir ton Canadien ? Il embrassait si mal que ça ? »

Nom d’un chien rose à pois verts, il fallait absolument qu’il sorte de là, avant de sortir une nouvelle bêtise ! De désespoir, le jeune homme regarda tout autour de lui, cherchant du regard la porte, espérant la gagner la plus vite possible pour fuir. Fuir quoi ? Cette conversation ? Gwenn ? La pénombre du placard ? Sa chaleur incongrue ? Il n'en savait trop rien.
Lorsque sa cible fut en vue, il attrapa vivement la poignée et tenta de la tourner de toutes ses forces.

Mais il fut si brusque qu’elle lui resta dans la main.

BIEN.

_________________

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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Dim 6 Déc - 0:41

    Ou l'avait-elle embrassé ? Alors ça, c'était bien une question à laquelle Gwenn ne s'était pas attendue. Elle ne savait plus trop. Dans la rue, sûrement. Ou exactement ? Aucune idée. En sortant du bar, elle avait fait un bout de chemin avec Alan et … oh, c'était ridicule !

    « Sur la bouche. Dans la rue. Mais je doute que ce détail soit très intéressant. »

    Nettement moins intéressant que ce qu'Alistair venait de lui avouer : il y avait des filles près de chez lui. A qui il ne parlait pas, certes, mais qu'il avait remarqué. Gwenn fronça les sourcils. Ce détail ne lui plaisait pas. Ce détail ne … Elle sursauta. Et pourquoi ce détail ne lui plaisait pas ?! Gwenn avait le sentiment de paniquer. De perdre pied. Il commençait à faire drôlement chaud, la dedans. Son estomac grondait légèrement – elle repoussa cette idée saugrenue, se concentra sur Alistair. Tenta mollement de rebondir sur ce qu'il venait de dire.

    « Oh … ça, c'est parce que tu es toujours perché. »

    Sa voix tremblait bizarrement. Il y avait quelque chose de pas normal là dessous, quelque chose qui ne lui plaisait pas du tout, quelque chose qu'elle sentait pointer et dont elle ne voulait même pas entendre parler ! Alistair lui fournit une brève distraction. Pourquoi elle ne voulait pas revoir son Canadien ? Son canadien ?! Depuis quand Alan était-il à elle ?

    « Mais ! Mais ce n'est pas du tout mon canadien ! Juste un mec croisé dans un bar, c'est tout ! Pas de quoi en faire toute une histoire, franchement ! C'est ridicule, c'est … Zut ! Et puis de toute façon il est reparti à Vancouver, il était là juste pour l'été. Et puis il avait trente cinq ans, je vais pas m’encombrer d'un vieux … Bon, Alistair, je crève de chaud et j'ai faim, tu veux pas ouvrir la … »

    Porte.

    Non, avec la poignée entre ses doigts, Alistair n'allait pas être en mesure d'ouvrir cette foutue porte. BON !

    « Allons bon. Tu m'explique ce qu'on va faire, coincé ici ? J'ai pas bouffé et comme on est parti, on sera jamais à l'heure en Alchimie. Heureusement que Florentin est fou de ceux de l'Air et que … »

    Oh oh. Ce n'était pas elle qui avait faire comprendre à Florentin qu'elle aimait Alistair mais que celui ci se moquait d'elle ? Bon. Elle aviserait plus tard. En attendant, il allait falloir essayer de … de quoi ? De sortir de là ? De comprendre pourquoi elle avait la sensation de dérailler ? Pourquoi elle transpirait tellement elle avait chaud ? Pourquoi elle avait envie de partir en courant, de s'éloigner d'Alistair autant qu'elle le pouvait et de se jeter sur lui en même temps ?!

    Et pourquoi elle manquait à ce point d'assurance, bordel ?!

    « Bon, euh … Tu … on fais quoi, maintenant que … qu'on est coincé là ?! On … » Elle tremblait, en plus de ça ! Gwenn grogna et, ignorant son jogging et le pull pas très élégant qu'elle avait enfilé avant de descendre, fonça se réfugier dans ses bras de son ami.

    Sans vraiment comprendre pourquoi.
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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Mer 23 Déc - 23:18

Alistair fixait la poignée de porte restée dans sa main, hagard. Nom d’un korrigan en tutu rose bonbon, Gwenn et lui étaient vraiment dans la mélasse ! Il jeta un regard en coin à son amie, priant de toutes ses forces pour qu’elle n’ait rien remarqué, mais l’expression qui se peignait artistiquement sur son visage ne tarda pas à chasser le peu d’espoir qui lui restait.

Résumons la situation : ils étaient dans un placard, ils avaient faim, Gwenn avait embrassé un Canadien de trente-cinq ans au beau milieu d’une rue durant l’été (trente-cinq ans… TRENTE CINQ ANS) (oui Alistair, on a compris), il avait cassé la porte, et ils semblaient bien parti pour finir leurs jours à se nourrir de balais rongés aux mites et de sceaux rouillés. Que pouvait-il leur arriver de pire ?

A l’instant où cette pensée traversa son esprit, son amie se jeta dans ses bras. Alistair en fut si surpris qu’il lâcha la poignée cassée, pris au dépourvu par cette brusque démonstration d'affection. Elle rebondit au sol en une symphonie de métal et de grincements, mais il ne le remarqua même pas, figé par le contact de Gwenn contre lui, par ses bras qui s’enroulaient tout autour de lui, par son souffle qui se précipitait contre sa cage thoracique. A mi-chemin entre l’épouvante et la surprise, le jeune homme sentit sa température interne gagner de nouveaux degrés, atteignant une intensité qu’il n’aurait jamais cru possible, et sentit son coeur se contracter curieusement. Son visage le brûlait tellement qu’à moins d’un miracle, il devait clignoter dans l’obscurité, tel un lampion écarlate sur pattes !

« Euh… euh peut toujours… je ne sais pas… s’asseoir par terre et… jouer aux échecs sorciers ? Hahaha » proposa-t-il d'une voix étouffée.

Alistair et ses idées de merde, acte I, scène I.

« Ne t’inquiète pas pour la poignée » ajouta-t-il, baissant les yeux en direction de l’objet, qui gisait désormais à leurs pieds comme un animal blessé. « On peut toujours la… recoller… peut-être… »

Ou peut-être pas.

Il hésita entre repousser délicatement son amie (c’est à dire, avec son tact de rhinocéros : l’écarter de lui avec autant de délicatesse qu’un catcheur) et enfin se décider à ne plus avoir les bras collés le long du corps et à lui rendre son étreinte. Optant pour une solution médiane, il leva les mains et se mit à tapoter maladroitement le dos de la jeune fille, prenant garde à ne pas trooop la toucher. Le contact de Gwenn contre lui avait quelque chose de BEAUCOUP TROP perturbant. Il n’y était pour rien, lui, si elle était aussi… si… hum… douce ?

« Tu as… le dos doux. »

Alistair qui essaye de faire des compliments à une fille, acte I, scène I.

« Je suis sûr que ton Canadien est d’accord avec moi » ajouta-t-il, essayant désespérément de se raccrocher un sujet de conversation pour détourner toute attention de ses joues rouges. « Trente-cinq ans… c’est… vieux. Il n’avait pas une femme ? Des enfants ? Un labrador ? Et puis pourquoi embrasser quelqu’un si on ne voit cette personne qu’un été ? » Alistair et sa conception de la famille poussiéreuse, acte I, scè… Oui bon vous avez compris. « Enfin bon… si tu as faim, j’ai peut-être des barres aux céréales dans mon sac. C’est bon pour la santé. Le mieux, c’est d’en prendre avant d’aller faire un footing. Ou du Quidditch. Ou n’importe quel sport. Tu en veux ? On essayera de réparer la porte après, et on ira directement en cours, avec un peu de chance on ne sera pas en retard... »

Et, tout en continuant de tapoter le dos de Gwenn d’une main, il chercha à atteindre son sac pour en extirper deux barres de céréale de la célèbre marque Choco’s Lutins.

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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Jeu 24 Déc - 0:12

    Alistair n'avait pas l'air d'être très à l'aise mais en toute honnêteté, c'était à peine si Gwenn s'en rendit compte. Elle n'arrivait pas à s'expliquer son état de fébrilité, son inquiétude, le ressenti étrange qui serrait doucement son cœur et le poussait à battre la chamade.
    Tout ce qui était sur, c'était qu'Alistair sentait bon – elle s'en rendait bien compte, là, le nez dans son cou – et que son odeur avait un petit quelque chose d'apaisant. Elle s'accrocha plus à lui, ne put s'empêcher de rire légèrement lorsqu'il lui proposa un partie d'échecs sorciers à même le sol.

    « J'en ai pas sur moi … toi ? »

    Elle parlait plus pour meubler qu'autre chose ; sa voix était bien moins étouffée que celle d'Alistair et pourtant, elle ne se sentait pas très à l'aise. Son ami lui tapotait doucement le dos – ce n'était pas très délicat, mais elle s'en fichait pas mal. Son cerveau semblait être sur le point d'imploser et de dégouliner, lui empêchant toute tentative de réflexion raisonnée mais là encore, Gwenn s'en moquait. La seule chose qui semblait avoir de l'importance était l'odeur d'Alistair, la douceur teintée d'inquiétude et de béatitude de leur étreinte.

    Pourquoi est-ce que cela comptait-il ? Gwenn n'aurait pas vraiment su le dire …

    Une nouvelle fois, elle rit doucement lorsqu'il lui assura qu'il serait possible de recoller la poignée de la porte. Non, c'était impossible, bien sur. Peut être qu'un réparo … mais la demoiselle n'avait pas vraiment envie de sortir de là, finalement. Elle haussa les épaules, manière de faire comprendre à Alistair que ça lui était égal, finalement. Qu'ils pouvaient bien rester là. Que … ce n'était pas si grave que ça, après tout !

    Jusqu'au moment où un enseignant leur tomberait dessus, mais c'était un détail.

    Et puis Alistair lui annonça tranquillement qu'elle avait le dos doux et ce fut le drame.

    Le … minute. Le dos doux ?! Le dos ?! Qu'est ce qu'Alistair … Ou alors il n'avait vraiment pas l'habitude de parler aux filles. Ce qui était possible, après tout. C'était plus ou moins ce qu'il lui avait dit juste un petit peu plus tôt. En disant qu'il n'avait pas rencontré de filles, qu'il n'y en avait pas beaucoup dans son village. Bien. Bon. Elle soupira discrètement. Gwenn allait devoir s'occuper de son éducation sentimentale. Elle l'écouta parler de son canadien – c'était vraiment ridicule, il allait devoir arrêter avec ça – de famille et de labrador, avant qu'il n’enchaîne directement sur les barres de céréales, le footing et le quidditch. Bien. Son discours était un poil décousu. Elle se retient pour ne pas sourire et, avec une pointe de regret, elle s'éloigna légèrement d'Alistair, posa les deux mains sur ses épaules et prit la parole en le regardant droit dans les yeux.

    « Allons bon ! On va mettre deux ou trois petites choses au clair. Déjà … tu ne sais pas si mon dos est doux, c'est mon sweat que tu touches. Il est doublé de moumoute alors oui, forcément, il est doux. Ensuite … ce n'est pas mon canadien, c'est juste un mec que j'ai rencontré dans un bar. Et tous les types de trente cinq ans n'ont pas nécessairement envie d'avoir des gamins et un labrador ! » Elle fronça les sourcils. « Je déteste les labradors. Je déteste les chiens ! Enfin bref. Je veux bien une barre de céréales, merci. Tu fais souvent des footings ? J'avais envie de m'y mettre. Ça te dirai ? Je veux dire, qu'on y ailles ensemble ? »

    Elle lui adressa un sourire, attrapa l'une des barres de céréales qu'elle tourna et retourna distraitement entre ses doigts fins. Il y avait bien une dernière question à régler, mais … elle hésita, ferma un instant les yeux avant de se lancer.

    « Et puis … on embrasse quelqu'un qu'on a vu juste une fois pour tout un tas de raison. Ce soir là, je me sentais seule. J'avais envie de … je ne sais pas. Voir du monde. Me sentir belle et … moins seule. A l'aise. Et puis c'est agréable, d'embrasser quelqu'un. On dit que c'est mieux d'être amoureux, mais ce n'est pas forcément vrai. Ça dépend de … tout un tas de choses. » Bien, bien. « Tu … tu as déjà embrassé quelqu'un, toi ? »

    Juste histoire d'être sure, bien sur.

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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Sam 2 Jan - 13:54

Mécaniquement, Alistair secoua la tête de droite à gauche lorsque Gwenn lui demanda s’il avait un échiquier magique sur lui. La question de son amie était purement rhétorique, bien sûr, mais les neurones du jeune homme étaient complètement englués par la situation, et il avait un peu de mal à saisir les subtilités de la conversation.
Au moins, sa camarade ne semblait plus lui en vouloir pour avoir cassé la poignée de la porte. Il espérait que la bonne humeur retrouvée de la jeune femme durerait suffisamment longtemps pour lui permettre de reprendre contenance, d'inspirer à fond, de se retrousser les manches et de…

Hein ? Pourquoi soupirait-elle à nouveau ? Avait-il dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Il eut soudainement un doute. Son compliment sur la douceur de son dos ne lui semblait pourtant pas trop mal. Evidemment, il aurait pu louer le soyeux de sa chevelure, l’éclat de ses yeux, l’esthétique de ses épaules, la beauté de son sourire, et tant d’autres choses encore, mais… Il ne voulait pas passer pour un affreux pervers qui la reluquait lorsqu’elle avait le dos tourné, voilà tout !

Il l’écouta lui faire une petite leçon de « comment complimenter une fille sans passer pour un gros empoté » avec un air ébahi. Visiblement, non : complimenter une fille sur la douceur de son dos n'était l'idée du siècle, et n'allait pas lui faire gagner des points auprès de la gente féminine.
Il se décomposa légèrement lorsque Gwenn lui assena qu’elle n’aimait pas les chiens. C’était cool, les chiens. C’était gros, poilu, rassurant… Il aimait bien ça, lui.
Tout à ses pensées canines, il remarqua à peine que Gwenn s’empara d'une barre de céréales et commença à la triturer. En revanche, il sursauta presque lorsqu’elle lui expliqua les raisons du baiser échangé avec son… ce Canadien et qu’elle lui demanda s’il avait déjà embrassé quelqu’un.

LA question à ne surtout pas poser à l'aîné des Harington.

Alistair baissa les yeux, espérant ne pas rougir une nouvelle fois -il allait vraiment finir par brûler sur place, si Gwenn continuait comme ça- et se mit à toussoter, histoire de se donner le temps de trouver une réponse. Il prit lui aussi une barre de céréales dans son sac, afin s’occuper les mains et de ne pas avoir à affronter le regard de son amie, et répondit enfin, d'une voix mal assurée :

« Je… ahem… une fois, ma grand-mère m’a embrassé la joue, mais ce n’était pas très agréable, ça piquait un peu. »

Il tenta de rire pour détendre l’atmosphère, mais seul un gargouillis étranglé s’échappa de ses lèvres. Oui, bah il fuyait la question comme il le pouvait ! Comment aurait-il pu admettre à voix haute, à son amie la plus proche au sein du château, qu’à vingt-et-un ans, il n’avait jamais embrassé personne ? Elle allait le prendre pour un gars bizarre. En retard sur tout. A côté de la plaque. Elle allait penser qu’il était un crétin ou un loser, peut-être même se moquer de lui, et puis… et puis… et puis il fallait qu’il noie le poisson. Le plus vite possible.

« Pourquoi… Pourquoi est-ce que tu te sentais seule ? Et pourquoi est-ce que tu voulais te sentir belle ? Tu as tes soeurs et ton frère, non ? Ou alors tu aurais pu t’acheter un chien, c’est bien, un chien. Je ne comprends pas pourquoi tu n’aimes pas ça. Et puis… Moi, je te trouve très belle. »

Youhou, un vrai compliment, et non pas un compliment portant sur le sweat-shirt de la jeune femme !

Sur ces douces paroles, il tenta d’ouvrir l’emballage de sa barre de céréales, mais la situation -et l’étrange conversation qui se tissait entre Gwenn et lui- rendaient ses mains particulièrement glissantes, et il n’y parvint pas.
Les ouvertures faciles, c’était nul.
Et les conversations gênantes dans un placard, c’était nul aussi. Alors pourquoi est-ce qu'il ne mettait pas un peu plus d'ardeur à réparer cette fichue poignée ou à trouver une autre solution pour les sortir de là ?...

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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Jeu 14 Jan - 10:03

    En vérité, Gwenn n'était pas surprise de la réponse que lui avait faite Alistair. Le jeune homme était timide, solitaire et maladroit – elle ne l'avait jamais vraiment imaginé avec une quelconque fille. A moins qu'une demoiselle ou qu'un damoiseau avait prit les devant pour l'embrasser … Elle sourit doucement, secoua la tête. Non, elle n'était pas surprise.

    Et puis Alistair détourna son attention en posant d'autres questions, ce qui fit naître un nouveau sourire sur les lèvres de Gwenn. Il était mal à l'aise et elle aurait pu le voir à des kilomètres à la ronde. Pourtant, jamais elle ne se serait permis de le juger, de lui donner le sentiment, d'une façon ou d'une autre, qu'il était à côté de la plaque. Alistair évoluait à son rythme, selon ses convenances et Gwenn remettrait à sa place n'importe quel imbécile qui viendrait lui chercher des noises pour cela. Elle allait entreprendre de répondre brièvement à ses questions lorsque le jeune homme lui offrit un compliment qu'elle n'attendait pas, et qu'elle reçut avec une surprise évidente. Il la trouvait très belle ? Elle se figea un bref instant, rougit légèrement. Ça n'aurait pourtant pas du la mettre dans l'embarra. C'était une attention délicate et adorable, et Gwenn ne doutait pas un seul instant que son ami était sincère.

    « Je … merci beaucoup, Alistair. » Elle avala sa salive, se força à se secouer.  « Tu n'es pas mal non plus ! » Elle avait lancé cela sur le ton de la rigolade, mais Gwenn se rendit immédiatement compte qu'elle le pensait réellement. C'était vrai : Alistair n'était pas mal non plus. Beau gosse, séduisant, tout à fait charmant … et le tout sans même s'en rendre compte, elle en aurait mit sa main au feu.

    Sauf que sa main tremblait étrangement depuis qu'ils étaient enfermés dans ce placard à balais à quelques mètres l'un de l'autre et que Gwenn ne parvenait pas à se l'expliquer. Elle secoua la tête et reprit d'une voix légèrement tremblante.

    « J'ai mes frères et sœurs, c'est vrai. Mais Lina est plus jeune, elle a ses amis avec qui elle a voulu passer beaucoup de temps cet été avant de partir à Beauxbâtons. Je l'ai peu vu durant l'été, on s'est surtout croisé. Adèle a également ses amis à Grenoble, et puis ses multiples projets et autres occupations ! Tu la connais, elle n'arrête pas. Et puis on est proche, oui, mais pas tant que ça ! Je ne passe pas tout mon temps avec elle. Et Jérémy, tu le connais aussi, tu sais qu'on ne s'entend pas très bien et que je ne partage presque rien avec lui, si ce n'est un peu d'ADN ! Je ne passe pas tout mon temps avec mes frères et sœurs et il m'arrive de me sentir seule. C'est rien de très grave, ni de très extraordinaire, tu sais.  » Elle lui adressa un léger sourire avant de reprendre la parole. « Quant aux chiens … je me suis faite mordre par un chien quand j'étais gamine. Depuis je les évite autant que possible ! »

    Voilà, voilà … il lui restait autre chose à faire – elle en avait prit la décision en un instant, en une seconde, en un clignement de paupières. Doucement, sans brusquer son ami, elle se rapprocha d'Alistair. Elle était toujours décoiffée, revêtue de son vieux jogging qui lui servait de pyjama et sentait encore sûrement encore un petit peu la chaleur de sa couette – oui, la chaleur de la couette à une odeur – mais ce n'était pas grave. Gwenn aurait pu militer pour aller en cours dans cet accoutrement – c'était d'ailleurs ce qu'elle ferait sûrement ce matin là si elle voulait arriver à l'heure !

    « Tu sais … on embrasse pas toujours quelqu'un pour les bonnes raisons. Généralement, la première personne qu'on embrasse n'est … ne compte pas tant que ça. Souvent, même, on ne l'aime pas. Je veux juste que … que la première personne qui t'embrasse pour de vrai t'aime vraiment. »

    Le tremblement de sa voix ne s'était pas arrangé, mais tant pis. Gwenn posa doucement sa main sur la joue d'Alistair et, sans trop savoir si elle agissait de la bonne façon, approcha son visage de celui du garçon jusqu'à ce que ses lèvres viennent effleurer celles d'Alistair.

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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Lun 18 Jan - 22:57

Alerte rouge, alerte rouge ! Gwenn lui avait dit qu’il était « pas mal » !
Le cerveau d’Alistair Harington était perdu.

Le jeune homme ne savait jamais comment recevoir les compliments. Il était toujours persuadé qu’ils n’étaient que moquerie, ou qu’ils ne lui étaient pas destinés et qu’ils étaient adressés à quelqu’un qui se trouvait derrière lui. Ceci dit, comment aurait-il pu prendre au sérieux une telle remarque ? Lui-même ne se trouvait pas du tout « pas mal ». Il avait des yeux, un nez, une bouche, des cheveux rebelles qui lui donnaient du fil à retordre et qu’il aurait bien achevés à coups de tondeuse, et c’était tout ce qu’il retenait de son physique.

Ce devait être une blague, voilà tout. D’ailleurs, Gwenn n’avait pas vraiment l’air sérieuse en disant ça.

Alors pourquoi se sentait-il aussi bizarre ? Et pourquoi ses mains étaient-elles aussi moites ? Il avait l’impression d’avoir des limaces à la place des doigts. Et à la place des neurones. Et à la place du coeur. Ses yeux cherchaient désespérément un point auquel s’accrocher, mais ils ne cessaient de heurter ceux de Gwenn, et son visage rougissant (Gwenn, rougir ? Ce placard les avait-il projetés dans une autre dimension ?), et ses cheveux qui avaient l’air particulièrement doux et soyeux, et…

Focus, Alistair ! hurla une voix dans son esprit. Arrête d’être gêné, et écoute ce que raconte Gwenn ! Elle lui parlait de sa famille, de Lina, son adorable petite soeur, d’Adèle, sa soeur badass, de Jeremy, son frère bizarre, d’un chien qui l’avait mordu, et il ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire.

« Peut-être qu’il ne voulait pas te mordre, mais qu’il voulait seulement te mordiller gentiment pour te dire bonjour. Je le comprends. »

HEIN QUOI ? Mais nooon ! Ce n’était pas DU TOUT ce qu’il aurait dû dire !
Okay, ce placard avait un effet extrêmement néfaste sur son cerveau.

Complètement déboussolé, Alistair remarqua avec un léger temps de retard que Gwenn s’était subitement translatée dans sa direction, approchant sa jolie silhouette de lui. Inquiet, se demandant bien pourquoi elle le fixait ainsi, il voulut reculer, mais il était à cinq centimètres de la porte et à moins de la défoncer à coups d’épaules (Irwin’s style) et de s’enfuir en courant, il était coincé.
Et le plus étrange dans tout cela, c’était qu'être bloqué dans une posture, avec Miss Flamel à deux doigts de lui, ne le dérangeait pas tant que cela.
Certes, il avait chaud, il était terriblement embarrassé, il ne savait plus quoi dire, mais le souffle de Gwenn qui se précipitait contre ses lèvres avait quelque chose d’électrisant.

Son coeur battait la chamade lorsqu’elle lui dit qu’elle voulait que la première personne qui l’embrasse l’aime vraiment et que sa bouche vint effleurer la sienne.
Okay, cette fille était complètement barge. Et le pire, c'était qu'il aimait ça.

La respiration coupée, il ne sut que faire, que dire, comment réagir. Ses bras restèrent obstinément collés à son corps, ses yeux demeurèrent grands ouverts, et il se fit la réflexion qu’il allait finir par s’étouffer s’il ne reprenait pas son souffle. Finalement, d’une main tremblante, il vint attraper les doigts de Gwenn qui s’étaient posés contre sa joue, mais il se sentit incapable de les écarter de là. Leurs lèvres s’étaient à peine frôlées, avec la délicatesse d’un battement d’aile, et le sorcier était incapable de se décider : devait-il accentuer ce baiser qu’elle lui offrait ? La remercier ? Partir de là en courant et ne plus jamais la revoir ?

Si ça avait été une autre jeune fille, il aurait probablement opté pour cette dernière solution. Mais Gwenn n'était pas n'importe quelle fille : c'était une sorcière pleine de surprises, qui n'avait pas froid aux yeux, qui était particulièrement intéressante, et qui l'attirait malgré lui, comme un aimant géant doté de cheveux, de bras, de jambes et d'une poitrine. Alors Alistair prit sur lui et lança, bafouillant légèrement :

« Je… euh… ce n’était pas vraiment un baiser, si ? »

Et tout à coup, un voile s’abattit dans son esprit, chassant les questions, l’appréhension et la peur. Il se pencha vers elle et l’embrassa vraiment, écrasant sa bouche contre la sienne, prenant conscience de chaque sensation et de la chaleur de ses lèvres sous les siennes. Il hésita, ferma brièvement les paupières, et tenta de caresser la joue de Gwenn -mais son bras refusa de lui obéir et resta fermement collé à son corps.

Réalisant tout à coup ce qu’il faisait, pris de panique, il éloigna son visage de celui de son amie et mit plusieurs secondes à réunir ses pensées et à reprendre une respiration normale. Il ne sentait plus ses joues, tant elles le brûlaient.

« Je suis désolé, je… c’était… euh… » Puis, finalement, il opta pour un sobre : « Merci. » Réalisant que ce n’était pas tout à fait de circonstance, il ajouta précipitamment, la langue s’emmêlant dans la bouche : « Je veux dire, merci de… bien m’aimer. Moi aussi je t’aime beaucoup. Et tu as raison, ce n’est pas si mal que ça, un baiser. Je ne sais pas encore pourquoi on en fait tout un plat, mais ça avait quelque chose d’agréable. Mais c’était parce que c’était avec toi. Avec une inconnue, ça n’aurait pas été la même chose. Je… euh… on devrait peut-être y aller ? » Brillante idée.

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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Mar 19 Jan - 16:45

    L'ambiance, dans ce placard à balais, était devenue parfaitement électrisante en une poignée de secondes à peine. Gwenn ne savait plus vraiment ce qu'elle faisait – lui avait-elle réellement effleuré les lèvres parce qu'elle voulait que la première personne à l'embrasser l'aime vraiment ? Ou … l'aimait-elle vraiment elle-même ? La réponse était oui, bien sur ! Mais de quelle manière ? Alors qu'Alistair lui demandait s'il s'agissait d'un vrai baiser, alors qu'il écrasait avec force sa bouche sur la sienne, Gwenn décida que tout cela n'avait pas vraiment d'importance. Sentir le souffle du garçon contre ses lèvres lui faisait tourner la tête, l’enivrait presque. La chaleur de son corps était électrisante et elle regrettait le contact des doigts d'Alistair sur les siens. Son … ami ? Admettons – encore un petit peu. Son ami, donc, semblait être mal à l'aise, ou tout au moins peu à son aise – ce n'était pas le cas de Gwenn. Elle avait décidé de ne plus réfléchir – la Salle de Réception et le petit déjeuner qu'elle aurait voulu manger était à des années lumières de son esprit, tout comme les cours à venir – et avait posé une main pressée sur la nuque d'Alistair, l'empêchant de s'éloigner, caressant distraitement – très distraitement – les cheveux qui tombaient sur la nuque du garçon.

    Et les choses auraient pu continuer de la sorte indéfiniment, si Alistair ne s'était pas éloigné si précipitamment.

    Bien bien bien. Moment gênant où l'on se rendait compte que le garçon presque tout contre soi n'est pas un parfait inconnu mais bien l'un de ses amis les plus proches. Hésitation … Le souffle plus court qu'elle ne l'aurait pensé, Gwenn détourna un bref instant la tête avant de bien vite retourner fixer Alistair droit dans les yeux. Il semblait peiner à retrouver son souffle, ses joues étaient rouges écarlates et elle-même l'avait savamment décoiffé. Si on les surprenait là, personne n'aurait de grands doutes sur la nature des activités auxquelles ils s'adonnaient.

    Bien bien bien ! Heureusement qu'Alistair prit bien vite la parole – même si ce n'était que pour s'emmêler les pinceaux. En tant normal, Gwenn aurait lancé une petite pique – Alors, tu voulais un vrai baiser ? Dis donc, Harington, t'as plus de cran que je ne l'aurai cru ! – mais là, elle ne s'en sentait pas capable. Elle l'écouta s'excuser, la remercier – la remercier de l'aimer bien, bien sur – lui dire qu'il l'aimait beaucoup également – cascades et papillons dans le ventre de Gwenn – il dire finalement que c'était bien parce que c'était elle, et lui suggérer d'y aller.

    Ah, oh, tiens, oui dis donc ! Elle lui adressa un pâle sourire, caressa du bout des doigts la joue du garçon. Tout cela allait sans doute très mal finir, mais …

    Toute à sa rêverie, Gwenn n'entendit pas la porte du placard s'ouvrir à la volée. Elle distingua simplement beaucoup de lumière – beaucoup trop, et beaucoup trop vite. Elle cligna des yeux, lâcha la joue d'Alistair pour se protéger les yeux, voulu se relever …

    … et tomba nez à nez avec la directrice, Madelein Moreau. Oups. Les yeux de la directrice se posèrent sur les joues rouges écarlates d'Alistair, sur la poignée de la porte qu'il avait abandonné à ses pieds. Elle n'eut aucun mal à percevoir leur gêne … et à comprendre ce qui se tramait dans ce fichu placard à balais qui jouxtait son bureau.

    « Miss Flamel ! Allons donc ! Et … Monsieur Harington ?! Je me serai attendue à beaucoup mieux de votre part, Alistair. Gwenn, j'espère que l'envie d’entraîner vos amis sur la mauvaise pente va très rapidement vous passer, ou je serait contrainte de sévir !
    - M'dame, mais c'est pas du tout ce que vous croyez ! On … on nus a poussé là dedans !
    - Allons donc. Je vous connais, Gwenn, et je me vois dans l'obligation d'avertir vos parents ainsi que le professeur Florentin ! Alistair, Mademoiselle Deschamps sera également informée de cet écart de conduite révoltant ! Il faudra faire avec 10 points en moins pour la maison de l'Air et pour celle de l'Eau. Filez, à présent. Petit déjeuner si ce n'est pas déjà fait et Gwenn … habillez-vous, nom d'une citrouille volante ! »

    Et sur ces entre faits, la directrice s'éloigna d'un pas rageur, les laissant hébétés – et à la vue de tous – alors qu'ils sortaient du placard. Gwenn posa un bref regard navré sur Alistair avant de partir à toute allure.
    Douche, Breizh Cola, gâteaux secs et chocolats dans le dortoir. De toute urgence !

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MessageSujet: Re: Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45   Mer 20 Jan - 20:14

Malgré sa proposition, Alistair n’avait qu’une envie, dévorante, sournoise, qui refusait obstinément de s’envoler : rester dans ce placard avec Gwenn et qu’elle lui montre encore et encore à quoi ressemblait un baiser.

Et cette envie était visiblement partagée par sa camarade. Elle ne disait rien (étonnant, elle qui avait la langue si bien pendue ! ce mutisme était inhabituel) (mais, vu la maladresse de ses paroles, il était bien content qu’elle ne rebondisse pas dessus) et le regardait droit dans les yeux, effleurant sa joue du bout des doigts. Il aurait tant aimé qu’elle reprenne ce qu’il avait interrompu, qu’elle repose sa main contre sa nuque, que…

Son imagination s’emballait comme un hippogriffe lancé au galop, et une voix intérieure se mit à hurler quelque chose qui ressemblait à « AU SECOURS AU SECOURS STOP STOP !!! Vous êtes dans un PLACARD, nom d’un hippopotame en robe de princesse ! Il n’y a que les personnes dépravées qui se bécotent dans des endroits pareils ! Certes, Gwenn n’est pas une enfant de coeur, mais… Où est passé le romantisme, hein ? Arrêtez votre manège immédiatement ! » Il hésitait entre donner un bon coup de poing à cette voix et se jeter sur les lèvres de Gwenn, qui semblaient l’appeler dans la pénombre, ou lui donner raison et se détourner d'elle, avant que les choses ne tournent au vinaigre.

Malheureusement (ou pas ?), il n’eut pas le temps de se décider ; tout à coup un flot de lumière s’abattit sur eux, et la voix de la directrice s'éleva, visiblement furieuse de les trouver dans une telle posture.

Oh ciel ! Que devait-elle croire ? Il était complètement décoiffé, Gwenn et lui étaient rouges comme des tomates, et ils étaient dans un placard complètement fermé ! Il chercha le regard de son amie, complètement paniqué ; elle semblait aussi dépitée que lui. Le coeur lourd, Alistair la suivit hors du placard. Il sentit le poids des regards de leurs camarades se poser sur eux, et il comprit que les rumeurs qui couraient à propos de sa vie intime risquaient de connaître un profond bouleversement. Mais, surtout, il comprit que cela n’allait pas améliorer la réputation de Gwenn ; on le connaissait, on savait qu’il était plutôt sage et qu’il se tenait à carreaux, et il craignit tout à coup que des personnes en mal de potins se mettent à faire courir le bruit que Miss Flamel n’était qu’une gourgandine sans scrupule, qui entraînait ses camarades dans la voie de la dépravation.

Il voulut poser la main sur l’épaule de son amie, lui dire qu’il ne lui en voulait pas, que ce qui s’était passé dans ce placard, elle ne l’avait pas fait toute seule, mais elle s’était déjà éclipsée, il ne savait pas où.

Nom d’un chat à pois verts, est-ce que par hasard… elle lui en voulait ?

Cette idée se mit à le tarauder et, la mort sans l’âme, Alistair se rendit d’un pas traînant en direction de la réception. La magie qui s’était opérée un bref instant dans ce placard s’était envolée, brisée en mille morceaux par la directrice.

Comme quoi, il avait eu bien raison de fuir les rapprochements buccaux, au cours de sa scolarité à Beauxbâtons !



CLOS :3:

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Sans rancune ? [Alistair & Gwenn] | Lundi 10 septembre, 7h45

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